Memorandum - les principaux constats

1 enfant sur 4 vit sous le seuil de pauvreté en Wallonie; 4 sur 10 à Bruxelles. 13% des 18-24 ans1 sont hors de tout système. Le chômage des jeunes restent à des niveaux préoccupants, proche des 30% dans certains bassins de vie.

La performance (qualité, équité et efficience) de l’école francophone est globalement insatisfaisante, malgré le travail remarquable de dizaines de milliers d’enseignants et de leurs directions. Les résultats sont hétérogènes (notamment de fortes disparités entre écoles selon leur indice socio-économique) :

résultats (PISA) sous la moyenne EU; taux de redoublement2 et coût élevés ;
échec scolaire et orientation vers l’enseignement qualifiant et spécialisé très corrélés au contexte socio-économique des élèves ;
déficits constatés dans les savoirs de base, compétences transversales et entrepreneuriales, éveil aux technologies (dont le numérique), lien avec le concret3 ;

L’enseignement obligatoire est confronté à une pénurie de personnels enseignants. Les enseignants sont en outre globalement trop déconnectés des réalités socio-économiques.
L’offre d’options et les contenus enseignés dans l’enseignement qualifiant ne sont pas assez en phase avec l’évolution des métiers (savoirs de base, savoir-faire et savoir-être) et les nouveaux savoirs/compétences, spécifiquement les Sciences, Technologies, Engineering, Mathématics (STEM)4.
Le paysage actuel de l’enseignement qualifiant manque de lisibilité. La pénurie de personnels qualifiés dans les entreprises freine leur croissance. Or, les besoins en personnel qualifié évoluent vite avec les nouvelles technologies5. Un enseignement de qualité est décisif pour assurer équité, cohésion sociale, innovation et prospérité économique6.

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1. Neet’s : 20% à Bruxelles et 16% en Wallonie des jeunes sont hors de tout système.
2. 1 enfant sur 2 est en retard à 15 ans ; en section Professionnelle : 2 sur 3 ont +de 2 ans de retard (PISA 2015). Jusqu’à 3 ans d’écart entre les élèves issus d’écoles à indices socio-économiques faibles ou élevés.
3. Confirmés dans l’enquête UWE/BECI (février 2018).
4. Sur les 178 options (OBG) disponibles, 10 OBG les plus fréquentées (et trop peu dans les métiers en demande) scolarisent 48% des élèves, mais 108 scolarisent 7% des élèves. Un nombre significatif d’entre elles sont cependant des 7ème correspondant à des spécialisations souvent demandées par les entreprises.
5. Wallonie : 31 K emplois vacants en 2018 mais 220 K personnes en recherche d’un emploi. Emplois peu qualifiés : on passera de 18 à seulement 12% (entre 2015 et 2025, Cedefop).
6. OCDE ; EU-SILC 2009 ; SPF Economie ; TAHIB 2010; http://www.observatbru.be.