Comment réformer la gouvernance des établissements scolaires ?

Réflexions et recommandations concernant la “Réforme de la gouvernance des établissements scolaires : plus d’autonomie, de responsabilisation et de solidarité”. La Fondation pour l’Enseignement a poursuivi ses réflexions concernant la gouvernance des établissements, en prolongement des travaux du Pacte pour un Enseignement d’Excellence sur ce thème.

Dans les travaux du Pacte, la gouvernance occupe une place de choix, car c’est d’ailleurs le premier chapitre qui est abordé dans l’avis du Groupe Central, et de nombreux éléments du Pacte s’y rattachent ensuite.

La Fondation pour l’Enseignement a réuni ses forces vives (les fédérations de pouvoirs organisateurs de l’enseignement obligatoire et des entreprises en Fédération Wallonie-Bruxelles et ses experts) pour échanger quelques propositions destinées à ouvrir des pistes de reflexion et à nourrir plus avant la discussion avec les partenaires impliqués dans ces matières.

Le thème de la gouvernance est pour la Fondation un levier majeur sur lequel on peut gagner beaucoup en termes de qualité, d’équité et d’efficience de notre enseignement obligatoire en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les quelques principes (liberté, responsabilité et solidarité) énoncés, qui sont à la base de ces réflexions, sont en réalité utilisés par un très grand nombre d’organisations privées et publiques dans notre société. Il est donc naturel que la Fondation pour l’Enseignement y consacre une attention toute particulière.

L’essentiel dans la proposition de la Fondation pour l’Enseignement : les établissements scolaires seraient jugés sur base des progrès qu’ils auront fait accomplir à leurs élèves, ou sur base d’une évaluation du niveau atteint par leurs élèves en tenant compte de leur indice socio-économique (selon un mixte d’indicateurs objectifs à définir). Les écoles seraient en outre incitées, financièrement et par l’encadrement, à accueillir des élèves de tous niveaux et de tous milieux sociaux. Elles disposeraient de plus de liberté quant à l’affectation du temps de travail de leurs enseignants à différentes activités, et à l’utilisation des moyens financiers attribués par le Ministère. Mais les statuts et les salaires des enseignants continueraient à relever de dispositions décrétales, de même que le financement des écoles. L’école serait ainsi mieux armée pour lutter contre l’échec scolaire.

Olivier Remels, Administrateur délégué de la Fondation pour l’Enseignement : “La réforme en cours de notre enseignement est une opportunité qu’il faut saisir pour redéfinir dans la concertation un nouveau modèle de gouvernance, respectueux des acteurs et du contexte scolaire, qui présente du reste de forte variations de situations et des publics pris en charge sur le terrain. Nous espérons souligner avec cette réflexion toute l’importance accordée au sujet et contribuer à alimenter les discussions par les acteurs de l’enseignement.”

Et de conclure: “L’école francophone fait un travail d’introspection sans précédent, qu’il faut soutenir et encourager, pour une école plus equitable et de meilleurs résultats”.

  • Pour consulter la note de la Fondation pour l’Enseignement : “Réforme de la gouvernance des établissements scolaires : plus d’autonomie, de responsabilisation et de solidarité”, cliquez ici.

  • Pour consulter l’article paru dans l’ECHO à ce sujet ce 14.06 (interview d’Olivier Remels, Etienne Michel (SeGEC) et Roberto Galluccio (CPEONS), cliquez ici