Colloque “Work in Touch”: casser les préjugés

La Fondation pour l’Enseignement a participé en juin dernier à Liège au symposium "Work in Touch", organisé à l’initiative de la Cité des métiers de Liège et d’INFOREF. Le thème: le rapprochement école-entreprise. Trois projets étaient mis à l’honneur:  School&Work d’Inforef, la Cité des métiers (qui sera bientôt inaugurée à Liège) et… les stages Entr’apprendre.

School&Work: s’insérer dans un projet international

Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer School&Work. Il s’agit d’un projet d’envergure européenne. Son volet belge est coordonné par Inforef, une association qui a pour but de promouvoir l'utilisation des technologies de l’information et de la communication entre-autres dans le milieu scolaire. School&Work, c’est avant tout un portail web. Il est orienté vers les jeunes utilisateurs, auxquels il propose des outils d’orientation (entre autres via des tests indicatifs proposés en ligne) et des animations destinées à éveiller leur esprit d’entreprendre. Par exemple: des portraits d’entrepreneurs qui parlent de leurs parcours de formation. Isabelle Marx, professeur au collège Sainte-Véronique (Liège), a expliqué la manière dont ses élèves ont nourri ce site avec des portraits d’entrepreneurs. Gràce à cet exercice, ils ont découvert que les filières menant à l’entrepreneuriat n’étaient pas toujours rectilignes; ils se sont sentis valorisés par leur participation à un projet international; et enfin, ils ont découvert comment on travaille sur base d’un cahier des charges (celui du site).

Accrojump: décloisonner et raccrocher

Le symposium a ensuite fait place à Accrojump. Il s’agit d’un projet de lutte contre le décrochage scolaire lancé par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et financé par le Fonds social européen. Le principe est de permettre à l’élève en décrochage de se réapproprier son parcours de formation en l’envoyant en « stage » dans d’autres écoles qui organisent la même formation. Les résultats sont positifs, tant pour les élèves que pour les écoles, qui sont ainsi poussées au décloisonnement.

Entr’apprendre: redécouvrir

Lors de sa présentation des Stages Entr’apprendre (qui ont déjà été largement traités dans ces pages), Olivier Remels a enchaîné concernant ces deux projets en soulignant « leur capacité à changer des habitudes bien ancrées, ce qui permet à leurs acteurs d’aller au-delà des préjugés et de développer une nouvelle vision. » C’est également ce qui caractérise les stages Entr’apprendre, qui favorisent une re-découverte mutuelle des mondes de l’enseignement et de l’entreprise, prémisse d’une nouvelle coopération en faveur des formations qualifiantes.

E=MC2: concrétiser

Pour terminer, les participants au symposium ont été largement informés sur la future Cité des métiers de Liège,  qui ouvrira bientôt ses portes, mais qui remplit déjà sa mission d’orientation des jeunes en recherche de vocations. Notamment via le projet E=MC2, qui court sur toute l’année scolaire. But: permettre aux jeunes de découvrir une entreprise au cours d’une visite guidée adaptée à leur âge et à leurs besoins. Depuis 2011, 122 entreprises et 12 000 jeunes ont participé. « L’avantage est double, explique Laurence Baldewijns: les jeunes en retirent une image très positive des métiers et des professionnels qu’ils ont approchés et cela leur permet souvent de voir l’application grandeur nature des matières qui leur ont été enseignées. »