Le point sur le cadre en devenir…

Le statu quo n’est pas une option

Marie-Martine Schyns, Ministre de l’Education en Fédération Wallonie-Bruxelles, a remercié la FPE pour le travail[1] qu’elle a fourni dans le cadre des travaux du Pacte et pour ses projets sur le terrain. Elle a ensuite rebondi sur l’actualité, pour corriger des informations inexactes et/ou incomplètes qui ont pu circuler. Elle comprend les inquiétudes face aux changements, confirme la nécessité d’informer mieux les acteurs de terrain, mais, avant tout, affirme sa résolution : « Faire évoluer le système est une nécessité, car le statu quo n’est pas une option. » La ministre a présenté quelques éléments du Pacte : l’enseignement maternel mieux financé, le tronc commun jusqu’à la troisième année du Secondaire, la revalorisation de l’enseignement qualifiant, la réforme de la gouvernance, etc. Pour l’enseignement qualifiant, elle insiste sur la nécessité d’établir, pour chaque métier, une filière d’excellence menant à l’emploi. A la clef, notamment : une adaptation des cours généraux à la pratique du métier, un renforcement de lalternance école-entreprise (rendue plus lisible pour les entreprises en concertation avec tous les partenaires) et une gouvernance plus rationnelle, entre autres au niveau de loffre doptions, qui doit mieux correspondre aux besoins des bassins de vie. « Il faut que le jeune qui sort de lenseignement qualifiant puisse trouver un métier qui correspond aux réalités de son bassin socioéconomique. » Les acteurs du Groupe Central ont entretemps surmonté leurs désaccords et sont parvenus (lors d’une réunion “au finish” le 07 mars 2017) à s’accorder sur un texte final!

Des réserves compréhensibles, mais allons de l'avant …

Actualité oblige, le symposium de la Fondation pour l’enseignement (FPE) s’est ouvert sur les dernières évolutions du Pacte pour un enseignement d’excellence. Luc Willame, Président de la FPE, estime que beaucoup de commentaires sur le projet d’avis numéro 3 sont pour une part « animés par la peur du changement ». Il en a appelé à l’union des bonnes volontés pour finaliser ce travail, déjà basé sur une concertation approfondie entre acteurs de l’école: « Notre école ne peut plus se permettre de tergiverser. Le train passe. Et il passe vite… Les discussions ont permis de repérer les grands équilibres dans le respect de chacun, avec en point de mire de réels progrès sociétaux. Un accord est maintenant nécessaire pour finaliser et mettre un plan d’action en place. Il faut donner sa chance à l’école ! ».

 

 


[1] La Fondation pour  l’Enseignement  a présidé le groupe de travail sur la revalorisation du qualifiant lors de l’élaboration des recommandations du Pacte pour un enseignement d’excellence, rassemblant entreprises, syndicats, opérateurs de formation et agences pour l’emploi, aux côtés des pouvoirs organisateurs, des parents et des syndicats de l’enseignement.