Comment rendre une école réellement orientante?

Au coeur des enjeux pour une réforme du futur «tronc commun», gros plan sur un ouvrage évoquant de manière détaillée l’approche orientante...

Cet ouvrage présente une démarche concrète de travail de l’orientation scolaire au sein de l’école, en offrant des éléments de réflexion pour la repenser, à partir de projets menés par l’Université de Mons en collaboration avec des établissements scolaires.

Outre les aspects théoriques et pratiques, ce livre comprend un ensemble de témoignages de professionnels de l’enseignement belges, québécois, français ou suisses. Il propose également des grilles d’implémentation d’un projet orientant spécifique à chaque acteur du système éducatif ainsi que des suggestions d’activités s’intégrant aux différentes disciplines scolaires avec renvoi aux sites web avec fiches et fascicules téléchargeables pour l’élève.

Pour découvir la vision des auteurs (M. Demeuse  et D. Canzittu, U Mons), cliquez ici.

Commentaires de la Fondation pour l’Enseignement

Olivier Remels, Secrétaire général de la Fondation pour l’Enseignement: « Il s’agit là certainement d’une approche intéressante -même si la Fondation n’intervient pas dans les considérations purement pédagogiques-, dont on retrouve d’ailleurs pas mal d’éléments dans les travaux en cours du pacte pour un enseignement d’excellence.

L’approche orientante de l’éducation soulève pas mal de défis, notamment pour s’assurer de développer les bonnes approches selon les classes d’âges, mais aussi pour mobiliser utilement les ressources (documents, témoignages, expériences) disponibles autour de l’école, pour accompagner les vocations.

A ce titre, il faut en effet dépasser les visions utilitaristes, tout en réhabilitant une série d’activités humaines (métiers) parfois dévalorisées par manque de connaissance ou à cause de représentations faussées, ainsi qu’investir dans le développement de la connaissance de soi et de la capacité des jeunes à s’adapter à un environnement socio-professionnel qui évolue très rapidement. Les entreprises sont d’ailleurs en quête de vocations bien assurées, basées sur une appétence réelle, mais aussi et surtout d'une capacité d’apprendre tout au long de la vie. Elles mettent par ailleurs très souvent l'accent sur les compétences interpersonnelles robustes, plutôt que des connaissances uniquement techniques qui, de toutes façons, résistent peur à l’épreuve du temps vu l’évolution de plus en plus rapide des métiers.

Un autre enjeu crucial est celui du développement d’une culture générale « métiers » et des postures adaptées dans le chef des enseignants, dès le Fondamental, qui devront être en mesure d’accompagner ce développement de l’élève.

Des réflexions passionnantes sont en cours à ce sujet et mèneront à des approches qui intègrent les bénéfices des expériences déjà développées chez nous et des bonnes pratiques repérées ailleurs, dans une démarche de co-construction avec les acteurs qui souhaitent s’y impliquer ».