Encourager et renforcer l’enseignement en alternance de qualité :

Un « new deal » politique est nécessaire entre enseignement (FWB) et formation professionnelle (régions) en alternance pour s’accorder sur les périmètres respectifs (mutualisations, offre de stages, infrastructures, passerelles, continuité des parcours et certifications) ; Il faut notamment en mesurer les conséquences en terme de financement (clé « élèves ») du Fédéral vers la FWB1.

Réfléchir à un paysage partiellement commun de l’alternance (enseignement/formation), à partir des filières métiers (pour la partie en alternance). Assurer ainsi une meilleure articulation des parcours et encourager des synergies locales, tout en rationnalisant les investissements.

+ Co-construire des approches pilotes au départ des bassins IBEFE, dans un nombre représentatif de situations/secteurs/métiers, dosant plein exercice et alternance — en s’appuyant sur les CEFA voire sur les IFAPME, sur tout ou partie du parcours, les stages/l’immersion —, en activant systématiquement les CDC et les CTA, notamment en lien avec les métiers en demande/pénurie.

+ Encourager les projets-pilotes locaux autour de profils métiers/de formation expérimentaux (dans le cadre du « Décret Certification Par Unités » - CPU), d’amélioration des conditions de l’alternance (implication de l’entreprise dans le plan de formation, parcours dans plusieurs entreprises, etc.), pour répondre mieux à des besoins non-satisfaits.

+ Il conviendrait d’animer le Groupe opérationnel des politiques croisées pour faire vivre les accords de coopération entre régions & Fédération Wallonie-Bruxelles.

+ Approfondir les réflexions sur un encadrement approprié du « by pass » permettant aux élèves de quitter l’enseignement obligatoire vers la formation en alternance à 15 ans sans avoir terminé le tronc commun.

Permettre aux élèves ayant suivi l’enseignement en alternance de valoriser leurs acquis dans les études supérieures selon les nécessités liées aux orientations ; créer des filières cohérentes entre enseignements obligatoire et supérieur, accompagner les élèves en amont et en aval de la transition de l’alternance vers l’enseignement supérieur.

Encourager via l’alternance la reprise de parcours interrompus dans le cours du Secondaire ou ensuite en cours de carrière, notamment en assurant le suivi longitudinal des parcours des élèves.

Renforcer les responsabilités d’un facilitateur du système (OFFA), en lien avec l’Observatoire des Métiers et du Qualifiant et le SFMQ (identifier les données critiques, promouvoir les meilleurs programmes, coordonner les acteurs, « monitorer » les objectifs, renforcer les liens avec les employeurs, élargir ses responsabilités à l’enseignement supérieur, …).

Revoir le financement de l’enseignement en alternance plus favorablement en terme de ressources humaines (NTPP) par rapport au plein exercice, pour inciter à l’ouverture de classes en alternance.

+ Mieux intégrer les Centres d’Education et de Formation en Alternance (CEFA) de l’enseignement dans les écoles qualifiantes, pour favoriser l’alternance comme tout ou partie d’un parcours métiers revalorisé.

+ Revaloriser (et ouvrir à d’autres métiers que celui d’enseignant) le rôle d’accompagnateurs en entreprises des élèves dans les CEFA.

L’immersion (dispositif d’enseignement dans lequel l’enseignant et sa classe passent plusieurs semaines en entreprises) mériterait de recevoir un cadre décrétal (qui était d’ailleurs annoncé dans la déclaration de politique générale 2014-2019).


1. Actuellement, cela représente un différentiel de 48,8K€ sur base annuelle (base: 8.547 jeunes inscrits dans les IFAPME / SFPME sous la barre
des 18 ans en 2016).


Les 6 recommandations de la Fondation pour L'Enseignement