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La Fondation pour l’Enseignement soutient « le Mois du Qualifiant », une belle occasion de découvrir des filières métiers souvent méconnues, en préparation d’une orientation positive !

Le Mois du Qualifiant, c’est une campagne promotionnelle inédite des écoles secondaires qualifiantes et des CEFA durant tout le mois de mai 2021, soutenues par les Chambres Enseignement de Bruxelles, Liège, Verviers et de Wallonie picarde.

n tant que 1ère édition, Le Mois du Qualifiant a pour objectif d’apporter une plus grande visibilité à une centaine d’établissements secondaires -techniques et professionnels- implantés dans quatre zones de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Tout au long du mois de mai 2021, les écoles qualifiantes de Bruxelles, Liège, Verviers et de Wallonie picarde bénéficient d’une promotion conjointe afin de permettre à petit.e.s et grand.e.s de s’informer et s’orienter positivement vers de nouveaux horizons ! 

Le Mois du Qualifiant est donc l’occasion rêvée, pour l’élève et ses parents, de parcourir et découvrir le vaste paysage des filières qualifiantes à proximité.

En résumé, cet évènement pilote constitue un soutien pour les écoles, pour les apprenants, pour leurs parents et, plus globalement, pour le monde de l’enseignement qualifiant « trop longtemps et injustement stigmatisé ».

Quelle que soit l’orientation, il est vital pour chaque apprenant.e que la filière empruntée constitue un choix conscient et réfléchi.

Découvrez sans plus attendre les établissements qualifiants près de chez vous !

Olivier Remels, Administrateur délégué de la Fondation pour l’Enseignement : Nous saluons cette initiative qui tombe à pic, d’autant plus dans cette période de crise sanitaire, où les choix positifs vers de nouveaux horizons sont parfois encore plus difficiles. Il faut absolument éviter l’orientation par défaut en fin de premier degré du Secondaire (fin de la 2ème année). L’enseignement Technique et Professionnel offre aux jeunes un grand nombre de possibilités, notamment dans des options d’avenir en pénurie récurrente, … qui mènent donc à l’emploi au terme du parcours. Découvrir les options possibles dans l’enseignement est une bonne occasion de casser des préjugés sur un certain nombre de métiers (notamment dans les filières STEAM : Sciences, Technologies, Engineering & Mathematics) pour lesquels trop peu de jeunes choisissent de s’engager ! De tels outils sont fort utiles, notamment en complément des Cités des Métiers (voir aussi l’outil « MITI » d’aide à l’orientation, lancé par les Cités des Métiers : https://www.fondation-enseignement.be/node/398)

 

Rendez-vous sur:

www.lemoisduqualifiant.be

https://www.facebook.com/Le-mois-du-qualifiant-106127381588193

 

N’hésitez pas à contacter la personne responsable de la zone, si vous souhaitez obtenir de plus amples informations.

Pour Bruxelles, Denis Baton : denis.baton@cfwb.be

Pour Liège, Christine Petit-Jean : christine.petit-jean@cfwb.be

Pour Verviers, Yana Charlier : yana.charlier@cfwb.be

Pour la Wallonie picarde, Ludovic Liveyns : ludovic.liveyns@cfwb.be

La Fondation pour l’Enseignement salue le lancement de « MITI » : une plateforme d’aide à l’orientation en ligne!

La nouvelle plateforme gratuite de conseil en ligne, entend simplifier les choix des usagers de tous âges grâce au « chat » et aux conseils en direct. Un outilutile, au bénéfice d’une orientation positive pour les élèves aussi !

Des questionnements relatifs à une (ré)orientation ou à une reconversion ? Construire un projet professionnel? Trouver la bonne formation ? Miti, la nouvelle plateforme gratuite de conseil en ligne, entend simplifier les choix de ses usagers de tous âges grâce au « chat » et aux conseils en direct.

Le Pacte d’Excellence a fait de l’orientation un domaine transversal aux référentiels tant la capacité des élèves à s’orienter positivement pour choisir leurs domaines d’apprentissage est essentielle pour leur réussite et leur épanouissement dans leur vie professionnelle future.

Or, parmi les objectifs d’une éducation véritablement orientante, il est nécessaire de renforcer l’accessibilité des élèves aux conseils et à la découverte des métiers et domaines de savoirs et de savoirs-faires. L’OCDE en a fait le triste constat en 2020 : seuls 1 élève sur 4 a l’opportunité de s’entretenir avec un conseiller d’orientation à l’école. Pire, les adolescents d’aujourd’hui se positionnent principalement sur seulement 10 métiers, principalement des métiers du 20ème siècle.

Les Cités des Métiers (avec DIORES, les CEFO et Information Scolaire et Professionnelle Hainaut), partenaires des opérateurs d’emploi, de formation et de l’enseignement, ont dès lors uni leurs forces pour créer une plateforme commune, accessible à tous les publics en besoin de conseil pour l’orientation tout au long de la vie. Il s’agit de « Miti », un outil de chat en ligne, actif gratuitement sur www.Miti.be du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00.

Miti s’adresse aux citoyen.ne.s de tous âges en recherche d’informations ou de conseils en matière de (ré)orientation, formation, études et création d’activité: élèves du secondaire, étudiant.e.s du supérieur, demandeur.euse.s d’emploi, travailleur.euse.s en questionnement ou en réorientation, etc. La plateforme intéressera également les personnes susceptibles d’être prescriptrices auprès de ce public, comme par exemple les parents d’élèves qui doivent poser un choix d’orientation (en fin de 2ème secondaire p. ex.), en décrochage ou en période de doute, les professionnel. le.s de l’information et de l’orientation, les enseignant.e.s, etc.

Olivier Remels, Administrateur délégué de la Fondation pour l’Enseignement (FPE): « Miti est certainement un outil qui renforcera les objectifs d’éducation orientante, qui seront pris en charge au sein même des parcours éducatifs du futur « tronc commun », puisque l’orientation y a été définie comme un domaine de compétences à part entière à viser, articulé aux programmes de cours. C’est donc une magnifique initiative qui montre qui crée des synergies entre les acteurs. Les travaux récents menés par la FPE sur ce chantier préconisent d’ailleurs ces collaborations (https://www.fondation-enseignement.be/node/397 :  « Orientation positive : conditions favorables en matière de ressources métiers et de mise en œuvre par les écoles».

Selon l’analyse du besoin de l’usager.ère, les conseiller.ère.s Miti le.la connectent avec l’interlocuteur le plus pertinent pour répondre à ses questions de manière totalement personnalisée: Le FOREM, AVIQ, Enseignement de promotion sociale, IFAPME, les MIRE, SAACE, CISP, écoles, institutions d’enseignement supérieur, Centre de Compétences, etc. Miti permet un échange avec les usager.ère.s, au choix, par écrit, en discussion audio, en visioconférence ou par téléphone.

 

A mi-parcours de son plan d’actions 2020-22, la Fondation pour l’Enseignement partage les premiers enseignements et recommandations sur ses trois chantiers prioritaires

Recommandations et projets « bottom-up » :

1. Orientation positive : conditions favorables en matière de ressources métiers et de mise en œuvre par les écoles.

2. Parcours d’enseignement qualifiant renforcés, associant écoles, entreprises et centres d’excellence (CTA, CDC-R), prioritairement dans les métiers en tension.

3. Contrer les pénuries d’enseignants en améliorant la mobilité professionnelle et les reconversions positives vers l’enseignement. 

1. Informations sur les métiers (dont STEM) et compétences transversales articulées aux programmes du futur tronc commun en soutien de l’orientation positive

  • 8 conditions favorables en matière de ressources métiers en soutien de l’orientation positive
  • 8 conditions favorables à rassembler pour les établissements scolaires

NOUVEAU

2. Parcours d’enseignement qualifiant renforcés, associant écoles, entreprises et centres d’excellence (CTA, CDC-R), prioritairement dans les métiers en tension

  • 9 recommandations pour des parcours améliorés d’enseignement écoles-entreprises

NOUVEAU

3. Contrer les pénuries d’enseignants en améliorant la mobilité professionnelle vers l’enseignement

  • 4 recommandations pour encourager les reconversions positives vers le métier d’enseignant au départ de l’entreprise et accompagner les candidats enseignants

Pour le mémento 2021 en PDF, cliquez ici.

Pour l'article paru dans La Libre Belgique, cliquez ici.


1. Informations sur les métiers (dont STEM) et compétences transversales articulées aux programmes du futur tronc commun en soutien de l’orientation positive

INTRODUCTION

La Fondation pour l’Enseignement (FPE) accompagne les réflexions sur la mise en œuvre de l’« éducation orientante » dans le futur tronc commun polytechnique et pluridisciplinaire, tel que prévu dans le Pacte pour un Enseignement d’Excellence.

Le Pacte prévoit en effet de mobiliser et d’articuler les ressources (notamment au sujet des métiers) qui sont disponibles autour de l’école aux savoirs et compétences visés par l’enseignement.

Les rôles des acteurs seront aussi modifiés, puisque l’orientation est désormais un domaine de compétence reconnu comme tel, qui sera travaillé tout au long du parcours de l’élève, en préparation de la transition en fin de 3ème année du Secondaire, soit vers l’enseignement général, soit vers le qualifiant.

Au carrefour de l’école et de l’entreprise, la FPE contribue ainsi à identifier pour les acteurs 1. les critères de qualités et les bonnes pratiques en matière d’informations sur les professions et les métiers (notamment les STEM) en articulation avec les objectifs d’orientation positive et, 2. des conditions favorables pour aider les écoles à concrétiser ces objectifs.

Les travaux de la FPE se sont concentrés en premier lieu sur le domaine de compétences 3 « Mathématiques, Sciences, et Formation Manuelle, Technique, Technologique et Numérique », correspondant aux « STEM », en visant en priorité d’une part à explorer comment s’articuler au mieux aux futurs référentiels et aux programmes, et d’autre part à susciter des approches et outils « bottom-up » pour une appropriation par les acteurs.

Les travaux se prolongeront en 2021-22 par la mise en place d’approches innovantes mobilisant les acteurs locaux : écoles, CPMS, secteurs et entreprises, tissus associatifs, entre autres au départ des Chambres enseignement des bassins de vie (IBEFE).

La FPE a aussi co-présidé en 2020 un groupe de travail « Orientation » au sein de l’ARES, renforçant ainsi les « transitions » entre enseignements obligatoire et supérieur. La FPE contribue aussi pour la partie « enseignement » aux réflexions menées par l’autorité publique en matière de développement et de promotion des STEM en Wallonie et à Bruxelles.

La FPE se rendra disponible pour contribuer aux futures « Assises de l’orientation ».

RECOMMANDATIONS

Huit conditions favorables en matière de ressources métiers en soutien de l’orientation

1.1.Les travaux suivront la mise en place progressive du futur tronc commun. Les domaines qui sont visés en priorité (Sciences, Mathématiques, et FMTTN 1 … c’est-à-dire les STEM) seront abordés en lien aux compétences des domaines 6 (créativité, engagement et esprit d’entreprendre), 7 (apprendre à apprendre), 8 (apprendre à s’orienter), regroupés dans les « visées transversales » articulées aux référentiels.

1.2. Objectivation locale des besoins (entreprises disponibles, offre et demande de stages, etc.) et gestion multi-partenariale au départ des instances bassins Enseignement-Formation-emploi (IBEFE), notamment assurer la gestion coordonnée des projets Enseignement au départ des Chambres Enseignement.

1.3. Coordination inter- & sectorielles des ressources issues des entreprises, à rationnaliser (exemple : plusieurs métiers présentés par entreprise lors de visites) et exploiter les expériences positives (exemple : capitaliser sur les expériences d’immersion d’enseignants en entreprises déjà menées dans le qualifiant). Enrichir les référentiels (ex. FMTTN) d’exemples reflétant mieux la diversité des métiers (travail en cours).

1.4. Définir et capitaliser sur la complémentarité entre les acteurs (enseignants, CPMS, Cités des Métiers - CDM) jouant un rôle dans l’orientation positive en cohérence avec les décisions concernant l’orientation tout au long de la vie 2: dépasser la fragmentation de l’information ; définir une commande précise de l’enseignement auprès des CDM et y détacher du personnel de l’enseignement; valoriser les compétences des enseignants en perte d’heures dans le qualifiant comme « référents métiers » dans le tronc commun ; renforcer la collaboration entre les secteurs et les CDM.

1.5. Adopter une logique « utilisateurs », pour des informations claires sur les attitudes, les parcours/filières et les professions/débouchés, en faisant « portail commun » : partager les liens aux cadastres existants des ressources métiers (UWE, Diores, Bassins EFE) articulés aux ressources dédiées à l’orientation et aux compétences transversales3 (soft skills).

1.6. Fournir des clés méthodologiques et des exemples, plutôt que viser une approche exhaustive des ressources métiers (très difficile à mettre à jour), et par ailleurs déjà disponibles à « un clic de souris ».

1.7. Adresser les métiers dans les formations initiale et continue des acteurs (directions, enseignants, CPMS) & fournir des outils d’aide : auto-évaluation des connaissances pour les acteurs, méthodes d’articulation des ressources aux programmes de cours, évaluation qualitative des ressources disponibles autour de l’école.

1.8. Adresser les transitions vers l’enseignement supérieur, les opérateurs de l’orientation tout au long de la vie, de la formation et l’emploi.

Huit conditions favorables dans les établissements scolaires

2.1. Privilégier les projets d’école structurants4 alliant collégialité & projet personnel d’orientation (l’élève comme acteur de son parcours), entre autres sur base des enseignements tirés de « STEM Vlaanderen » & « EU Schoolnet ».

2.2. Informer les écoles sur les bonnes pratiques et inciter activement les établissements à définir ce projet structurant, par exemple autour des « STEM », comme domaine d’avenir, en mobilisant les approches interdisciplinaires.

2.3. Encourager l’adhésion des partenaires à une « charte » (précisant les ambitions définies en commun, cf. « STEM Vlaanderen ») en lien au plan de pilotage / contrat d’objectifs des écoles, pour un ancrage et un développement pérenne.

2.4. Exploiter la souplesse du cadre réglementaire existant, entre autres la 3ème année secondaire polyvalente, les regroupements d’heures (NTPP) de cours autorisées par années, ou encore les projets et activités pluridisciplinaires5, animés dans les pratiques collaboratives entre directions et enseignants.

2.5. Mettre en œuvre un processus d’accompagnement et d’amélioration continue dans les écoles, sans alourdir la charge des directions et des enseignants. Désigner un référent local dans l’école en matière d’orientation.

2.6. Construire des partenariats structurés avec les acteurs de l’orientation et des métiers (cités des métiers, écoles qualifiantes, entreprises, Centres de Technologies Avancées/Centres de Compétences & Références, associations) autour de chaque école. Définir des chartes de collaboration avec ces acteurs.

2.7. Prévoir des «momentums » obligatoires dans le parcours de l’élève (d’éducation orientante), favorisant un projet personnel de l’élève , par exemple la présentation d’un portfolio, en vue de préciser son projet personnel.

2.8. Favoriser la lisibilité du positionnement /de l’ouverture des écoles déployant un projet d’orientation positive, pour les familles en affichant cette ambition des écoles (sans pour autant « labelliser » les écoles).

[1] Formation Manuelle, Technique, Technologique et Numérique.

[2] Cohérence avec la note des Gouvernements régionaux et FWB – décembre 2020.

[3] Se connaître soi-même et s’ouvrir aux autres pour apprendre à poser des choix ; Apprendre à apprendre ; Développer une pensée critique et complexe; Découvrir le monde scolaire, la diversité des filières et options et mieux connaître le monde des activités professionnelles; Développer des projets personnels et professionnels : anticiper et poser des choix.

[4] à l’instar des classes STEM de l’institut de la Providence à Champion; les « parcours complets » intégrant un travail sur l’estime de soi, la découverte des métiers et des carrières, et la mise en projet à l’instar de projets comme « Story-Me »; les parcours métiers inter- et sectoriels, les modèles du type « écoles circulantes et apprenantes » mettant en contacts des élèves du tronc commun avec des écoles qualifiantes.

[5] Exemple : les projets « P90/045 », permettant une ½ journée d’activités multidisciplinaires.


2. Parcours d’enseignement qualifiant renforcés, associant écoles, entreprises et centres d’excellence (CTA, CDC-R6), prioritairement dans les métiers en tension

  • 9 recommandations pour des parcours améliorés d’enseignement écoles-entreprises

INTRODUCTION

La FPE explore les dispositifs de « co-enseignement école-entreprise » pour des parcours métiers améliorés: les acteurs de l’école comme de l’entreprise souhaitent dynamiser et organiser les dispositifs autour de la réalité des métiers et des besoins locaux, en travaillant en priorité dans les métiers en demande. Agir dans le cadre de partenariats innovants doit permettre d’assurer plus d’efficacité et d’éviter les déperditions de moyens, tout en améliorant les savoirs et compétences certifiés à l’issue du parcours.

Ces recommandations s’appuient sur les orientations du Pacte pour un Enseignement d’Excellence (Avis numéro 3), notamment :

  1. Des parcours davantage en phase avec les impératifs des métiers,
  2. Renforcer les interactions avec les acteurs autour de l’école, pour l’orientation, les stages et alternance,
  3. Renforcer et optimiser le pilotage zonal de l’enseignement au niveau des bassins de vie Enseignement-Formation-Emploi (plus spécialement au départ des Chambres Enseignement).

Ces propositions visent notamment à amplifier les synergies entre l’enseignement, les entreprises et les centres d’excellence adossés aux écoles (CTA) ou régionaux (CDC/R), dans des parcours de formation « trial », pour utiliser à plein les capacités des équipements technologiques disponibles et en faire profiter chacun, car il est difficile, voire impossible d’y accéder lors d’un stage en entreprise, qui ne déploie quasi jamais toutes les technologies liées au métier.

Actuellement, ces équipements technologiques de pointe sont déjà accessibles pour l’enseignement selon des conditions définies dans les accords de coopération (décrets du 28 avril 2014 en Région wallonne et du 22 juin 20216 en Région Bruxelles-Capitale), mais il est souhaitable d’en systématiser l’utilisation, en répartissant en amont de manière concertée la prise en charge des compétences7 visées entre les opérateurs selon leurs spécificités : écoles, entreprises et centres d’excellence (CDC-R, CTA).

D’autres propositions adressent l’opportunité de développer l’alternance dans les écoles de plein exercice, d’articuler l’alternance comme une étape d’excellence en fin de parcours, ou encore de mobiliser plusieurs entreprises pour un seul parcours en alternance. Enfin, des conditions favorisant une optimisation des parcours sont proposées, telles que l’intégration des agréments de sécurité, une meilleure articulation des épreuves certificatives et sectorielles, et la formation continue des enseignants en entreprises en partenariat avec les CDC/CTA.

RECOMMANDATIONS

1. Rassembler les conditions favorables (points 2 à 9) pour répondre aux besoins, et opportunités à identifier au niveau des Bassins Enseignement-Formation-Emploi: sélection de métiers en pénurie & capacité des entreprises locales (stages et l’alternance).

2. Basculement de filières vers une forme d’alternance (sur tout ou partie du parcours), et/ou opter pour une alternance mieux intégrée (aux écoles de plein exercice) dans des métiers en pénurie structurelle. S’appuyer sur les bonnes pratiques enchaînant plein exercice et alternance & prévoir des incitants (soutien aux actions d’orientation en amont, financement du NTPP pour assurer la coordination et la transition du PE vers l’alternance, etc.). Valoriser l’alternance dans l’école (« guichet de l’alternance » : point de contact dans l’école pour les parents et élèves).

3. Repositionner (6 et 7ème) et/ou créer les 7èmes d’alternance en « spécialisations » et « consolidations », pour répondre au besoin d’approfondissement de savoirs, savoir-faire et compétences en lien avec l’évolution des métiers, conformément au profil défini au SFMQ. Afin de permettre aux élèves de pouvoir évoluer pleinement dans leur future carrière professionnelle (préparation à un bachelier professionnalisant et/ou premier emploi).

4. Utiliser les financements existants et refinancer si nécessaire (accord de coopération) la forme « triale » (répartir la prise en charge entre écoles, entreprise(s) et centres d’excellence (CTA/CDC), pour couvrir toutes les compétences (UAA8) et toutes les facettes techniques du métier, lorsque l’alternance est nécessaire mais sans possibilité de voir toutes les UAA en entreprise ou à l’école. Combinables avec les propositions 2 et 5.

5. Possibilité de parcours d’alternance impliquant plusieurs entreprises (cf. « CO-TRAIN », en associant l’entreprise), sans généralisation du processus (par exemple si pas de CTA/CDC à proximité) et en s’adaptant au parcours de l’apprenant, dans un dispositif contractuel, équilibré et sécurisé (clarifier les possibilités de formation de chaque entreprise via l’OFFA, les agréments) : contrat unique avec plusieurs entreprises et un apprenant ou contrats d’alternance successifs, etc.

6. Intégrer dans le cursus l’obtention des agréments de sécurité de base (intégrés dans les profils de certification élèves-enseignants et gratuits dans les filières/métiers en pénurie). Renforcer l’utilisation des semaines « projets » (CPU9) à cette fin.

7. Intégrer les attendus sectoriels (épreuves sectorielles) dans les épreuves de certifications finales de l’enseignement en alternance (fusion des épreuves sectorielle et certificative et/ou co-construire les épreuves sectorielles), pour éviter toute redondance, en conformité au profil de certification SFMQ10, et en veillant à l’équivalence de droits pour les apprenants.

8. Assurer des interactions fortes entre enseignants et tuteurs en entreprise : renforcer (NTPP) le rôle de référent des enseignants; former systématiquement les enseignants en amont au contact des entreprises et CDC/CTA (dispositif « Entr’Apprendre ») pour préparer au mieux les interactions des élèves et accompagner la transition en fin de parcours. Renforcer le « Module de Formation individualisé » via une préparation de l’élève à l’entrée en entreprise calibrée sur le secteur d’activité/métier (OBG) et une participation des conseillers/référents sectoriels enseignement. Accompagner la transition vers l’emploi et/ou la poursuite de la formation (exemple: rédaction de CV, rencontre avec le secteur/des entreprises) pour les jeunes en fin de parcours scolaire.

9. Activer plus rapidement et en priorité la mise en œuvre des profils SFMQ des métiers en pénurie dans l’enseignement, sans les conditionner à la CPU (sans attendre l’évaluation de la CPU et la rédaction des profils de certification).

[6] UAA : Unités d’Acquis d’Apprentissage.

[7] CPU : Certification Par Unité.

[8] SFMQ : Service Francophone des Métiers et des Qualifications.


3. Contrer les pénuries d’enseignants en améliorant la mobilité professionnelle vers l’enseignement

  • 4 recommandations pour encourager les reconversions positives vers le métier d’enseignant au départ de l’entreprise et accompagner les candidats enseignants

INTRODUCTION

La pénurie d’enseignants a privé les élèves de 2 heures de cours par semaine (allant jusqu’à une perte de 6 semaines de cours par an) en 201911 . 1 élève sur 5 serait confronté à un problème d’absence d’enseignants pour cause structurelle12. On évalue en 2018-2019 le déficit structurel à plus de 1200 ETP enseignants13. Cette problématique structurelle, qui touche de nombreux pays européens, pose la question de l’adaptation ou non des carrières de l’enseignement aux réalités des parcours professionnels d’aujourd’hui, mais également celle de l’attractivité de l’enseignement.

Des mesures internes au système éducatif ont été mises en place pour agir sur l’attractivité du métier (par ex., «pourquoipasprof.be») et réduire le taux important de décrochage des jeunes enseignants (1 sur 5 quitte le métier dans la première année, plus d’1 sur 3 dans les 5 ans). Fin juin 2020, le Gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles a pris une série d’initiatives visant à améliorer la mobilité intra-enseignement, mais des défis subsistent pour davantage de mobilité vers l’enseignement. Ceci sera d’autant plus vrai avec l’entrée en vigueur du tronc commun et l’apprentissage du Néerlandais pour tous les élèves dès la 3ème Primaire, augmentant fortement les besoins d’enseignants.

Plusieurs constats ont été posés :

  1. Le cloisonnement des carrières ne correspond plus ni aux attentes des entreprises, ni à celles des nouvelles générations d’enseignants14.
  2. L’intérêt des travailleurs pour une occupation mixte, à temps partiel, à titre temporaire ou à long terme. Des travailleurs sont aussi dans des parcours de transition menant au départ de l’entreprise.
  3. Le Pacte exprime une évolution des métiers/des pratiques professionnelles dans l’enseignement et une ouverture accrue vers le monde du travail, e.a. pour renforcer les liens entre l’enseignement et l’emploi.

Précisons qu’il ne s’agit aucunement de « brader le métier » en intégrant dans l’enseignement des personnes ne disposant pas de compétences pédagogiques acquises ou en cours d’acquisition, bien au contraire, mais de veiller à suppléer rapidement aux pénuries, tout en veillant à l’acquisition des titres pédagogiques idoines. En prolongement de ces recommandations, la FPE a fait une première analyse des freins législatifs à adresser et entamé la concertation avec les autorités publiques pour des actions coordonnées.

RECOMMANDATIONS

1.Renforcer l’attractivité du métier et de la carrière de d’enseignant :

  • Rendre ses lettres de noblesses au métier d’enseignant15 en restaurant une image correcte de celui-ci, mieux valoriser les compétences que l’enseignant développe et mobilise dans son métier, auprès du grand public et de l’entreprise.
  • Reconnaître l’ancienneté acquise en entreprise, en alignant celle-ci pour toutes les disciplines, niveaux et types d’enseignement à 15 ans16, dès lors que les titres pédagogiques sont acquis ou en cours d’acquisition.
  • Stabiliser les travailleurs et les équipes. Dans des situations de fortes pénuries, en concertation avec les acteurs, diminuer la hiérarchie entre titres «requis » et «suffisants » : les réformes du Gouvernement et du Parlement de la FWB prises en 2020 vont dans ce sens17. Donner aux pouvoirs organisateurs une marge de manœuvre plus importante pour reconduire (et nommer) un enseignant (dont le titre suffisant ou en pénurie a été accepté lors de son entrée en fonction) suivant une expérience probante sur le terrain.

2. Encourager et accompagner la mobilité des travailleurs dans la logique d’un parcours vers une réorientation positive, en mettant en évidence18 les possibilités de reconversions et de formations :

  • Faciliter les carrières mixtes (contrat de travail simultanés dans 2 régimes statutaires, préservant les acquis par exemple en matière de pensions).
  • Adapter la réglementation du droit du travail (e.a. sur la mise à disposition des travailleurs19) en mettant mieux à profit les moments de transition pour préparer une nouvelle carrière, tout en maintenant l’emploi pendant cette période20.
  • Etendre le champs des mises à disposition des travailleurs (entreprises ne faisant pas partie de la même entité juridique; temporairement ou à durée indéterminée).

Les plans de relance suite à la crise sanitaire pourraient d’ailleurs intégrer une plateforme écoles-entreprises pour encadrer et accompagner des reconversions positives. La FPE est prête à travailler sur cette question avec les entreprises.

3. Créer un cadre stimulant dans l’enseignement, qui valorise les compétences et expériences acquises dans l’entreprise (par ex. « STEM » : comme professeur de Sciences ou de Mathématiques) au bénéfice du projet de l’établissement scolaire, en proposant notamment des fonctions mixtes (par ex. coordination, soutien à l’orientation, etc.) dans l’enseignement, et en systématisant l’accompagnement et le mentorat des nouveaux enseignants.

4. Initier une concertation avec les acteurs de l’enseignement supérieur et de la promotion sociale, en priorité dans les fonctions et disciplines de l’enseignement identifiées de manière récurrente en pénurie, pour :

  • Améliorer les parcours de formations pédagogiques existants (certains permettant déjà une mobilité de l’entreprise vers l’enseignement, comme l’agrégation, les CAP et la promotion sociale) et en assouplir modalités et accès (e.a. suivre plus facilement une formation en continuant à travailler ; organiser davantage de sessions pour les jurys).
  • Favoriser l’émergence de parcours innovants, notamment en alternance ou combinant l’exercice du métier en entreprise et l’enseignement , afin de faciliter l’entrée dans la profession pour des travailleurs issus de l’entreprise, en les préparant aux « codes » du métier et en se focalisant sur les compétences interpersonnelles .

[11] Sondage FAPEO auprès de 500 familles, février 2020.

[12] Rapport 2017-2018 du groupe de travail lié aux missions de contrôle du niveau des études (Service Général d’Inspection–Secondaire) sur la base d’un échantillon de 336 établissements : 33482 élèves dans 1692 groupes-classes.

[13] Nombre de périodes pour lesquelles une offre Primoweb est restée sans réponse en FW-B (heures vacantes et absences cumulées): 170 dans le Fondamental ; 682 dans le Secondaire Inférieur (Math, Sciences, Français), 382 Sec Sup (Néerlandais, Français, Anglais). Données 2018-2019 de la chambre de la Pénurie (AGE, FW-B) ; Décret du 14 mars 2019 portant sur l'organisation du travail des membres du personnel.

[14] Le rythme moyen des jeunes générations, tout secteur confondu, est à présent celui d’une mobilité professionnelle tous les 5 à 6 ans.

[15] Enseigner est un métier exigeant, alliant des compétences disciplinaires, pédagogiques, interpersonnelles, autonomie, assertivité, … qui sont d’ailleurs aussi autant de compétences prisées pour des reconversions professionnelles de l’enseignement vers l’entreprise.

[16] Actuellement, seules 10 années d’expérience utile sont reconnues, pour les enseignants de cours techniques et de pratique professionnelle uniquement, et dans le cadre d’une procédure administrative assez lourde.

[17] Décret « titres et fonctions » du 11 avril 2014 réglementant les titres et fonctions dans l'enseignement organisé et subventionné par la Communauté française.

[18] Directions des ressources humaines, bureaux d’outplacement et secrétariats sociaux sont des points d’appui.

[19] La Loi du 24 juillet 1987 sur le travail temporaire, le travail intérimaire et la mise de travailleurs à la disposition d'utilisateurs («Loi détachement»).

[20] Autoriser des contrats de travail simultanés dans les deux régimes statutaires, au minimum à titre transitoire, à l’instar d’expériences menées dans d’autres secteurs/régions (notamment « Dual Lessen Geven» en Flandre).


La Fondation pour l’Enseignement soutient la démarche de Be Education pour lutter contre le décrochage !

Be Education, qui fédère des associations actives autour de l’éducation, organise (27 avril, de 12 :15 à 13 :30) un speed networking destiné aux pouvoirs organisateurs, directions et enseignants. L’occasion de rencontrer des acteurs associatifs dans la lutte contre le décrochage scolaire. A diffuser sans modération !

Vous trouverez dans ce dossier les différents liens utiles pour communiquer sur le speed networking de Be Education :

 

Le Rapport d’évaluation du projet de « Rentrée Numérique » publié par la Fondation Roi Baudouin met en évidence les bons résultats de la première phase du projet-pilote menée de concert avec l’asbl EDUCIT.

L’évaluation a été menée par un évaluateur indépendant auprès des 4 écoles pilotes (études auprès de 200 enseignants et de plus de 500 élèves interrogés), commanditée par la Fondation Roi Baudouin en coordination avec le Comité de Pilotage du projet EducIT, que la FPE accompagne depuis ses tout premiers pas. 

Ce rapport indépendant conforte dans les choix posés et montre toute la pertinence de l’approche choisie, d’ailleurs aussi dans le contexte des récentes décisions prises par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en la matière fin 2020-début 2021 (Décembre 2020 : décision de financement de l’équipement “1:1” destiné à 5% total des élèves entre les 3ème et 7ème années ; Janvier 2021 : financement public de 75 euros/élève (25 euros/an) de la 3ème à la 7ème années, suivant la demande, pour soutenir la location ou l’achat d’un ordinateur personnel par les élèves.

En résumé, le rapport relatif au projet pilote — lancé en 2019, bien avant le contexte de la crise sanitaire — met en évidence  des effets très positifs sur les usages, les compétences et les conditions d’apprentissagesSi l’intérêt et les effets du projet ont été « boostés » par la crise sanitaire et la nécessité d’une hybridation des modes d’apprentissages, le projet est vraiment apparu comme une solution « clé en main » pour outiller enseignants et élèves, et les accompagner dans les défis de l’enseignement en classe et à distance, en mobilisant l’outil numérique chaque fois que nécessaire. Et soyons clair, celui-ci n’enlève rien à la valeur de l’enseignement en présentiel, bien au contaire.  

Nul doute que la crise a aussi renforcé l’appel d’air créé pour l’extension du projet à plusieurs dizaines d’écoles dès la rentrée de septembre 2021 (à ce jour, plus de 36 écoles sont candidates).

En page 65 du rapport publié par la Fondation Roi Baudouin, vous trouverez la « synthèse des principaux enseignements et perspectives » :

  • USAGES : Levée de certains freins à l’utilisation et augmentation de la fréquence d’utilisation des outils numériques en classe et à domicile ;
  • COMPETENCES Renforcement de la confiance des élèves dans leurs compétences numériques ;
  • CONDITIONS D’APPRENTISSAGES : impact positif souligné par les enseignants et les élèves, … à consolider ;
  • DISPOSITIF RENTREE NUMERIQUE : l’accompagnement individuel et l’équipement (1 ordinateur pour 1 élève) sont une clé pour le succès d’un projet numérique ;
  • PERSPECTIVES : pour optimiser son impact dans une contexte d’essaimage et garantir sa durabilité, le projet doit prendre en compte les éléments suivants :
    • Enbarquer toutes parties prenantes : direction d’écoles, PO, référent numérique, enseignants, parents et élèves ;
    • Une approche la plus intégrée possible avec les élèves en matière d’usage du numérique (accompagner l’ensemble des compétences, y-compris bureautique/usage sécurisé) ;
    • Continuer à encourager les espaces de partage (communautés) ;
    • Rester vigilant sur les critères de succès identifiés au démarrage ;
    • Poursuivre les efforts d’évaluation dans les 18 prochains mois, pour apprécier l’ensemble du potentiel d’impact.

La FPE reste disponible pour accompagner ce projet et évoquer dans son Groupe de Travail interne les enjeux communs à ses parties prenantes.

Le comité de pilotage du projet :

Le projet :  https://www.rentreenumerique.be/

 

Entr’apprendre : suspension des opportunités d’immersion en entreprise pour enseignants jusqu’au 02 avril compris minimum

En raison des mesures sanitaires, les opportunités de formation continue pour enseignants en entreprise prévues d’ici avril 2021 sont suspendues. Le report de l’offre est à l’étude pour l’année scolaire 2021-22.

Les quelques dizaines d’enseignants déjà inscrits au programme Entr’Apprendre début 2021 ne pourront en effet pas se participer aux formations organisées en collaboration avec les instituts de formation continue (IFC, CECAFOC, FCC), les fédérations de pouvoirs organisateurs/WBE, en partenariats avec les entreprises et les centres d’excellence (Centres de Technologies Avancées, Centres de Compétences et sectoriels).

La suspension des formations en présentiel est en effet prolongée jusqu’au 02 avril inclus, comme indiqué dans la circulaire ci-joint : http://enseignement.be/upload/circulaires/000000000003/FWB%20-%20Circulaire%207959%20(8214_20210211_085149).pdf

Certaines formations prévues début 2021 avaient déjà été reportées au mois de mars 2021. Merci d’ailleurs aux entreprises pour la souplesse dans l’organisation.

Force est de constater qu’il sera difficile de reporter ces formations en année scolaire 2020-21, en raison des congés de printemps qui démarrent début avril, mais aussi et surtout pour que le temps disponible après les congés soit pleinement utilisé par les enseignants pour l’accompagnement optimal des élèves, afin remédier aux difficultés et retards rencontrés, et en préparation des épreuves de fin d’année.

Il est donc plus que probable que l’essentiel des opportunités de formation seront reportées à l’année scolaire 2021-22, qui donner l’occasion  aux enseignants de se plonger dans la réalité des entreprises, en testant une amélioration du programme, en s’appuyant aussi sur la collaboration avec les centres d’excellence (CTA/CDC) pur s’informer des enjeux sectoriels et technologiques plus larges, en complément de la découverte d’une entreprise en particulier.

A toutes et à tous, rendez-vous en 2021-22 !

 Pour toute information, jeny.clavareau@fondation-enseignement.be

Gaëlle Bomans reprend le flambeau pour gérer le projet Story-me, au sein de la Fondation pour l’Enseignement

C’est avec passion, détermination et engagement que Gaëlle Bomans rejoint la Fondation pour l’Enseignement en tant que Gestionnaire du projet Story-me.

La Fondation pour l’Enseignement annonce l’arrivée de Gaëlle Bomans ce lundi 8 février, afin d’assurer la coordination du projet Story-Me. La mission de Gaëlle consistera à piloter ce nouveau projet, qui s’inscrit dans la continuité du projet pilote déployé avec succès entre 2017 et 2020, en l’adaptant aux priorités décelées lors de l’évaluation et en l’articulant aux réformes en cours de notre enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles. Story-me visera ainsi à développer en priorité la confiance en soi, la découverte des métiers et la capacité à se construire un projet professionnel des jeunes inscrits dans l’enseignement technique et professionnel francophone de plein exercice en Région de Bruxelles-Capitale. Dans le contexte actuel de la crise sanitaire qui a fragilisé davantage encore ces élèves déjà souvent vulnérables, le renforcement de l’accrochage scolaire, au cœur des objectifs du projet Story-Me, constituera un enjeu d’autant plus crucial.

Originaire de la région de Liège et Bruxelloise de cœur, Gaëlle Bomans est titulaire d’un Master en Sciences de Gestion de la Louvain School of Management (Université Catholique de Louvain) et de l’Agrégation de l’Enseignement Secondaire Supérieur en sciences économiques. Gaëlle Bomans, Gestionnaire du projet Story-me :

« Forte de plusieurs années d’expérience en tant que consultante et gestionnaire de projet, c’est avec passion, détermination et engagement que je rejoins ce projet. Active depuis la fin de mes études en tant que bénévole dans le milieu de l’insertion socioprofessionnelle, je vois en l’éducation un levier considérable pour la construction d’une société plus équitable, plus tolérante, au sein de laquelle chacun peut trouver sa place. Story-me peut y contribuer ! » 

Dès février 2021, Gaëlle devient la chef d’orchestre de Story-me, afin de co-construire, d’animer et de gérer le projet, dans une dynamique d’intelligence collective, en s’appuyant sur son Comité de Gestion et en étroite collaboration avec son réseau de partenaires publics et privés.

Plus d’informations sur le nouveau projet Story-me via ce lien

Pour toute information : gaelle.bomans@fondation-enseignement.be - 0494/69.45.85

Rapport d’activités 2020 et … Bonne et heureuse année 2021 !

Le rapport d’activités ci-joint dresse un bilan synthétique des actions 2020. Nous vous transmettons nos meilleurs vœux de santé et de réussite, pour une année 2021 « haute en couleurs », en dépassant au plus vite la crise sanitaire. Courage et détermination pour contribuer ensemble à un épanouissement et une intégration socio-professionnelle de chaque élève, grâce à un enseignement de qualité s’appuyant sur les forces vives de notre société.  Continuons à soutenir le Pacte pour un Enseignement d’Excellence, qui donne un cap pour atteindre ces objectifs. 

Retrouvez le rapport d'activités via ce lien.

Un nouveau projet STORY-ME voit le jour en 2021 !

Un nouveau projet, retravaillé en fonction des enseignements du projet pilote (2017-2020) et des axes identifiés comme prioritaires par les acteurs de l’enseignement et philanthropiques, voit le jour en 2021. Le projet accompagnera les jeunes inscrits dans l’enseignement qualifiant francophone de plein exercice en Région de Bruxelles-Capitale, pour les aider à devenir acteur de leur vie et à définir leur projet professionnel.

Un consortium d’acteurs philanthropiques, composé de la BNP Paribas Fortis Foundation, la Fondation Bernheim, la Degroof Petercam Foundation, la Fondation d’entreprise Engie, la Fondation Jean-François Peterbroeck, Porticus et la Fondation pour l’Enseignement, a pu rassembler les moyens financiers permettant de construire un projet ambitieux.

Retravaillé en fonction des enseignements du projet pilote (2017-2020) et des axes retenus comme prioritaires avec les acteurs de l’enseignement et les partenaires philanthropiques, STORY-ME, qui se déploiera dès la rentrée des classes de septembre 202, visera à accompagner les jeunes à devenir acteurs de leur vie, en renfort de leur parcours scolaire.

Le projet aura pour mission de développer la confiance en soi, la capacité à se mettre en projet et à s’orienter des jeunes inscrits dans l’enseignement qualifiant francophone de plein exercice en Région de Bruxelles-Capitale, afin de les aider à définir leur projet professionnel.

Le projet vise ainsi à assurer une transition avec des compétences transversales (« se sentir concerné par son avenir, avoir du contrôle sur son avenir, être ouvert et curieux, avoir confiance en ses capacités et en l’avenir ; apprendre à apprendre et à poser des choix ; créativité, engagement et esprit d’entreprendre ») qui seront progressivement enseignées dans le futur « tronc commun » prévu par le Pacte pour un Enseignement d’Excellence.

STORY-ME arrive aussi à point nommé pour renforcer l’accrochage scolaire des élèves dans l’enseignement qualifiant, un public souvent déjà fragile qui a été encore davantage impacté par la crise sanitaire.

Le programme STORY-ME sera déployé aux moments charnières de l’orientation (au sein en 2ème année et 3ème année, soit juste avant et à l’entame du parcours scolaire qualifiant), en accompagnant les enseignants et les élèves à réaliser un projet au sein-même des écoles, dans un esprit d’ouverture vers les acteurs autour de l’école.

Les établissements scolaires ayant participé au pilote qui mettent ces questions au cœur de leurs défis seront invités à s’inscrire dans ce nouveau projet, en articulation avec leurs objectifs pédagogiques. Une concertation sera aussi organisée avec les fédérations de pouvoirs organisateurs (FPO/WBE) pour identifier d’autres écoles potentiellement intéressées.

Ce nouveau programme sera co-construit avec des associations actives dans les domaines de compétences visés, dans une dynamique d’intelligence collective, en coordination avec le Gestionnaire Projet, sous la supervision du Comité de Gestion STORY-ME.

Encore un grand merci à tous les partenaires qui ont contribué à faire du projet pilote un succès !

Les principaux enseignements du projet pilote sont accessibles sur https://www.story-me.be/fr/.

La Fondation pour l’Enseignement héberge le nouveau projet et en assurera l’articulation aux réformes en cours.

[1] Le programme du pilote Story-Me a permis entre 2027 et 2020 de former plus de 200 enseignants, 6.000 élèves et de voir émerger près de 100 projets répartis dans 11 écoles en Région Bruxelles-Capitale.

 

 

La Fondation pour l’Enseignement recrute un(e) Gestionnaire pour le projet Story-Me

Story-Me est un projet unique qui se déploie dans l’enseignement obligatoire technique et professionnel francophone de plein exercice en Région Bruxelles Capitale, co-construit par des acteurs scolaires, philanthropiques et associatifs dans une dynamique d’intelligence collective.

Story-Me propose un parcours en support des élèves aux moment-clés de l’orientation scolaire (en 2ème année de l’enseignement général et 3ème année du secondaire qualifiant) dans le but de développer leurs compétences à s’entreprendre (confiance et estime de soi, orientation positive et la découverte du monde professionnel, capacités à développer un projet). Story-Me entend ainsi aider les jeunes inscrits dans les établissements scolaires bruxellois à se construire leur avenir et à affiner un projet professionnel, et ainsi lutter contre le décrochage scolaire. Des formations à la pédagogie entrepreneuriale et aux modules du parcours destinés aux élèves sont également proposées aux enseignants. L’ambition de Story-Me est d’être un levier concret en support des priorités et des défis à relever pour un enseignement de qualité et équitable, en accompagnant la réforme en cours de l’enseignement francophone (Pacte pour un Enseignement d’Excellence).

Les résultats du projet pilote peuvent être consultés sur https://www.story-me.be/fr/

La Fondation pour l’Enseignement, qui héberge ce projet rendu possible par un consortium de partenaires philanthropiques, recrute un(e) Gestionnaire, chargé de co-construire, d’animer et de gérer le projet, en s’appuyant sur son Comité de Gestion et le réseau de partenaires publics et privés.

Rôle et missions du/de la Gestionnaire de projet:

Le/la Gestionnaire rejoindra l’équipe de la Fondation pour l’Enseignement, composée d’une Responsable Projets et Partenariats et de son Secrétaire général.

Le/la Gestionnaire Projets est le chef d’orchestre du projet. Elle/il rapportera au Secrétaire Général, en bonne intelligence avec le Comité de Gestion (partenaires philanthropiques qui soutiennent le projet):

  • Gérer et mettre en œuvre le projet dans une dynamique d’intelligence collective basée sur la confiance et le respect des partenaires ;
  • Accompagner et fédérer les différentes parties prenantes (écoles, associations, partenaires publics et privés) pour atteindre les objectifs fixés ;
  • Etre garant de la vision et des missions du projet dans un esprit d’appropriation par tous ;
  • Réflexion, animation et coordination du programme en étroite collaboration avec les écoles partenaires et les associations identifiées comme partenaires du projet ;
  • Planifier et animer les différents organes de gouvernance du projet, en coordination avec le Secrétaire Général ;
  • Collecter les inputs de chacun pour améliorer le projet et nourrir positivement les réformes en cours, notamment via les groupes de travail de la Fondation pour l’Enseignement ;
  • Organiser et superviser les aspects logistiques du projet ;
  • Elaborer le budget et assurer le suivi financier du projet dans le cadre défini; soutenir les actions de levées de fonds définies par le Comité de Gestion ;
  • Gérer l’administration courante ;
  • Développer et gérer les outils de communication ;
  • Co-construire les outils d’évaluation avec un éventuel prestataire extérieur.

Profil recherché

  • Minimum 5 ans d’expérience dans une fonction similaire de coordination de projet multi parties prenantes dans le monde associatif et/ou scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles ;
  • Bonnes connaissances du système éducatif et du monde associatif francophone ;
  • Excellentes capacités d’organisation et de contact avec des personnes aux profils variés ;
  • Esprit d’analyse et de synthèse, proactivité et autonomie ;
  • Capacité d’adaptation à des environnements évolutifs et esprit d’équipe ;
  • Animateur.trice avec un sens aigu du contact humain et une forte capacité d’empathie ;
  • Excellente communication écrite et orale ;
  • Affinités avec la philosophie générale et les objectifs du projet & engagement personnel ;
  • Langue maternelle français ; bonnes connaissances en néerlandais et en anglais souhaitées ;
  • Maîtrise des outils informatiques courants ;
  • Flexibilité au niveau des horaires selon les nécessités et déplacements fréquents en Région Bruxelles Capitale.

Conditions

Temps plein

Contrat d’employé.e, d’indépendant.e. ou détachement statutaire de l’enseignement

Poste à pourvoir dès que possible.

Envoyer un CV et une lettre de motivation à l’attention de la Fondation pour l’Enseignement avant le 07 décembre 2020: or@fondation-enseignement.be.

Retrouvez ces informations également via ce PDF.

 

La Fondation pour l’Enseignement

La Fondation pour l’Enseignement (FPE), d’utilité publique, a été créée en 2013. Elle est un point de rencontre privilégié entre l’école et l’entreprise. Elle contribue à améliorer la qualité et l’équité de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, au travers de projets originaux et concrets (menés avec les pouvoirs organisateurs, la formation continue de l’enseignement, les directions d’écoles et les enseignants, les entreprises, les acteurs philanthropiques et les associations), et par des analyses et propositions concrètes, résultant du dialogue permanent entre les membres de son Conseil d’Administration (les 5 fédérations des pouvoirs organisateurs - WBE, SeGEC, CPEONS, CECP, FELSI- et des entreprises - UWE, BECI), l’Ecole de Perfectionnement en Management (EPM), aux côté d’administrateurs indépendants. La Fondation pour l’Enseignement diffuse les bonnes pratiques pour encourager leur mise à l’échelle. Elle valorise les élèves et leur insertion dans la vie professionnelle, notamment dans l’enseignement qualifiant. La FPE soutient le développement des compétences métiers (dont STEM, numérique) et à s’entreprendre en soutien de l’orientation positive, les parcours d’éducation innovants écoles-entreprises, et la mobilité professionnelle entre entreprises et écoles.

Infos: www.fondation-enseignement.be.