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Rappel du cadre donné au projet-pilote de Rentrée Numérique pour l’Education (janvier 2019)

Ce cadre fournit comme point d’appui aux partenaires (écoles, parents) les balises qui ont été fixées début 2019 par le Conseil d’Administration de la Fondation pour l’enseignement, dont les 5 fédérations de pouvoirs organisateurs de l’enseignement obligatoire.

Il semble utile d’expliquer les raisons qui mènent l’ensemble des Fédérations de Pouvoirs Organisateurs et la Fondation pour l’Enseignement à s’engager dans le projet pilote “Rentrée Numérique” et les balises que celles-ci ont souhaité poser pour le projet.

Le numérique éducatif était l’un des sujets de la session du parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles (FWB) du 29/01/2020. Rassemblant notamment les acteurs de terrain chargés d’organiser l’enseignement (les 4 fédérations de pouvoirs organisateurs et Wallonie Bruxelles Enseignement) et les entreprises bruxelloises (via le BECI) et wallonnes (via l’UWE), la Fondation pour l’Enseignement n’a pu que se réjouir de la volonté exprimée par la ministre C. Désir d’encourager les écoles à adapter progressivement leurs pratiques pour ne pas rater le tournant du numérique.

Les chiffres lui donnent raison et mettent en lumière à quel point ce défi est conséquent. Le dernier baromètre Digital Wallonia montre en effet que le taux d’équipement en FWB est 4 fois moins important qu’en Flandre1. Et l’écart ne concerne pas que le matériel. 99% des écoles secondaires flamandes peuvent s’appuyer sur la présence d’un ICT coördinator, un référent numérique qui, en moyenne, est disponible 22 heures par semaine pour aider l’école à relever le défi tant d’un point de vue technique que pédagogique2. Ce type de profil est encore rare dans les écoles secondaires belges francophones. Ce sont quelques-unes des raisons qui expliquent, comme l’a rappelé la Ministre C. Désir, pourquoi l’analyse des tests PISA de 2015 montre qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles, la part des élèves qui n’utilisent jamais internet à l’école est parmi les plus élevées de l’OCDE : 55 % en FWB contre 25 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.

Si nos jeunes utilisent abondamment les écrans à des fins récréatives (jeux vidéo, réseaux sociaux), force est de constater que la présence encore timide du numérique dans le contexte scolaire ne les aide pas à développer les compétences numériques qu’on souhaiterait qu’ils maîtrisent pour la suite de leur parcours.

Cela fait un an que la Fédération Wallonie Bruxelles s’est dotée d’une Stratégie Numérique. Celle-ci définit un cadre et des perspectives positives. Elle propose de combiner un équipement minimum de l’ensemble des écoles et le respect de la liberté pédagogique des écoles qui souhaitent mettre en place des équipements complémentaires en fonction de leur plan de pilotage et de leurs défis propres. C’est dans cette perspective de diversité des approches que s’inscrit le souhait des Fédérations de Pouvoirs Organisateurs et des entreprises de tester - parmi d’autres - la démarche Rentrée Numérique combinant accompagnement des enseignants et équipement individuel des élèves du secondaire supérieur.

Comme le démontrent les nombreux projets enthousiasmants initiés par des enseignants actifs du maternel à la fin du secondaire, le numérique peut être un atout précieux aux apprentissages à toutes les étapes du parcours des élèves. Cependant, dans ce contexte de moyens limités, il nous semble qu’il existe une urgence particulière à équiper d’un bagage numérique suffisant les jeunes des dernières années du secondaire, sur le point de débuter des études supérieures ou de rentrer dans le monde du travail, où le digital est particulièrement présent. C’est précisément l’approche du projet Rentrée Numérique. Cette urgence est d’autant plus grande pour les jeunes qui grandissent dans un environnement dans lequel le matériel et/ou les compétences digitales sont peu présents.

Nous sommes intéressés de tester, entre autres, dans quelle mesure un équipement one-to-one (une machine par élève) permet d’augmenter le plaisir d’apprendre des élèves, d’accroître leurs compétences digitales, de faire évoluer les pratiques pédagogiques mais aussi de réduire certains autres coûts.

La crise sanitaire actuelle sans précédent met par ailleurs encore plus en exergue les bénéfices potentiels que l’on peut attendre des outils numériques en général.

Avant de s’engager dans ce projet de rentrées numériques, les Fédérations de Pouvoirs Organisateurs de l’enseignement francophone et des entreprises réunis dans la Fondation pour l’Enseignement, ont défini des balises pour le projet :

  1. Le projet-pilote sera obligatoirement proposé à des écoles issues de différents réseaux éligibles (WBE, CPEONS, SeGEC, FELSI, et CECP), libres à eux de décider d’y prendre part ou pas et les écoles volontaires seront choisies parmi les différentes catégories d’enseignement (général de transition et technique de qualification et/ou professionnel, ordinaire et spécialisé). En aucun cas le projet ne pourrait se déployer dans un seul des réseaux.
  2. Ce projet ne pourra démarrer dans les écoles volontaires qu’à la condition d’être validé tant au niveau de la Direction de l’établissement que de son pouvoir organisateur, après concertation au sein de l’organe de concertation sociale et du Conseil de Participation ou, si le Conseil de Participation n’est pas actif au sein de l’école, la consultation des acteurs qui y sont normalement représentés - en particulier les parents et le personnel enseignant. En particulier, minimum 70% des enseignants de 4ème, 5ème et 6ème secondaire des écoles concernées doivent y souscrire.
  3. Un modèle de co-financement est souhaitable. La gratuité totale du matériel informatique mis à disposition des élèves serait de nature à déresponsabiliser les élèves et les familles quant à sa valeur et une utilisation responsable, tant à l’école qu’à domicile. Le système de prêt (location à un prix modique pendant trois ans du matériel par la famille, à raison de 20 euros/trimestre pendant trois ans et possibilité d’achat de 30 euros après 3 ans3) est par ailleurs conforme à l’esprit et à la lettre du «Décret Gratuité», ce matériel étant pleinement assimilable au prêt/location de livres et matériel scolaire, tels qu’aujourd’hui réalisé dans une très grande majorité d’établissements scolaires.
  4. Soulignons ici aussi que, quel que soit le modèle économique envisagé, il n’est en réalité simplement pas possible d’envisager une virage numérique sans prévoir un coût d’investissement pouvant ensuite être compensé/récupéré par la diminution d’autres frais. Les expériences menées en Belgique et à l’étranger montrent en effet que l’introduction du “chromebook”d’un outil numérique mis à disposition de chaque élève permettrait aux parents de réaliser des économies significatives sur d’autres frais scolaires, tels que les photocopies, les livres scolaires ou encore l’acquisition de calculatrice simple ou scientifique, du tableau de Mendeleev, ainsi que la réduction des consommables (papier, encre, classeurs)4. Constatons que cette approche de co-financement est également une bonne pratique mise en avant par les études sur ce sujet au niveau européen5.
  5. Le projet fera l’objet d’une évaluation objective par des tiers indépendants. Elle inclura l’évaluation des éléments constitutifs du projet, et notamment la soutenabilité et l’acceptabilité du modèle économique proposé, avant toute mise à l’échelle éventuelle. Le projet- pilote visera aussi à mettre clairement en évidence, par comparaison aux années scolaires précédentes, les économies pouvant être réalisées dans les frais scolaires (cf. supra) grâce à l’utilisation de ce matériel.
  6. Les capacités pécuniaires des familles (pour la location du matériel informatique) dans chacun des établissements concernés ne pourront d’aucune manière constituer pour elles une entrave à la participation au projet. Aussi, l’asbl EducIT veillera à ce qu’un fonds (alimenté par des mécènes) soit mis en place pour intervenir dans les frais scolaires des familles en difficulté, selon des critères et une méthode qui sera définie en bonne intelligence avec chacune des fédérations de pouvoirs organisateurs.
  7. S’il est bien normal de recourir à une technologie évaluée comme optimale (ici la technologie du type « chromebook » est proposée, pour laquelle plusieurs marques coexistent, a été sélectionnée) et de veiller à une relative uniformatisation du matériel au niveau de chaque classe pour des raisons pédagogiques évidentes, les choix du matériel qui sera acquis par les écoles (avant location aux élèves) devront bien entendu respecter toutes les conditions légales d’achat de matériel par les écoles, notamment si ceux-ci entrent dans le cadre de la législation sur les marchés publics.
  8. Comme l’un des objectifs du projet est bien de réduire la fracture numérique dès l’école secondaire, notamment en préparation des études supérieures, les cahiers des charges relatifs aux choix technologiques (hardware et software) tiendront compte de la nécessaire continuité d’utilisation (en cas de rachat du matériel par l’élève en fin de location) dans le cadre des études supérieures et notamment de la possibilité d’utiliser des logiciels courant régulièrement utilisés dans ce cadre par les étudiants.
  9. La sécurité et la protection des données personnelles des élèves et des professeurs seront assurées selon les meilleurs standards.

Si l’horizon de gratuité prévu dans le Pacte est partagé par l’ensemble des acteurs, il s’agit selon nous d’y parvenir d’une manière intelligente et sans compromettre l’atteinte des objectifs prioritaires de l’enseignement tels qu’ils sont définis dans le décret Missions de 1997 qui précise que l’école se doit “d’amener tous les élèves à s'approprier des savoirs et à acquérir des compétences qui les rendent aptes à apprendre toute leur vie et à prendre une place active dans la vie économique, sociale et culturelle”.

Ce texte est disponible en PDF via ce lien.


  1. Baromètre Digital Wallonia Education & Numérique 2018, p. 13
  2. MICTIVO – Monitor ICT-Integratie in het Vlaamse Onderwijs, Eindrapport 2017 http://www.mictivo.be/wp-content/uploads/2019/01/BOOK_Eindrapport_MICTIV..., p 182
  3. Le financement du matériel partiel par les familles est, dans cette hypothèse, complété par un financement public qui pourrait par exemple être recherché auprès des Régions.
  4. Basé sur les entretiens des porteurs de projets avec des écoles en Flandre et les expériences réalisées en Amérique du Nord. Par exemple https://maine207.org/technology-and-information-services/chromebook-1-to-1/
  5. “Overview and Analysis of 1:1 Learning Initiatives in Europe”, European Commission JRC Scientific and Policy reports, A. Balanskat, D. Bannister, B. Hertz, E. Sigillò, R. Vuorikari, 2013

Focus Education Orientante

La Fondation pour l’Enseignement a lancé un partenariat avec Worldskills Belgium afin de mettre haut à l’agenda de tou.te.s la question cruciale de l’éducation orientante et des STEM en provoquant un échange entre les acteurs-clé lors des Startech Days.

WorldSkills Belgium et la Fondation pour l’Enseignement ont le plaisir de vous inviter à assister à la table ronde « L’information sur les métiers (dont les « STEM» ) dans l’Education orientante », dans le cadre exceptionnel des Startech’s Days, le lundi 23 mars à 16h30 à Ciney Expo.

Les Startech’s Days accueilleront ces 23 et 24 mars des centaines d’élèves et leurs enseignants. Ils seront sensibilisés et informés sur les métiers techniques et technologiques ainsi que sur les compétences STEM (Sciences, Technologies, Engineering, Mathematics) à travers plus de 100 animations réunies dans 3 villages métiers, 10 conférences et 30 finales des compétitions métiers.

Worldskills Belgium et la Fondation pour l’Enseignement ont souhaité profiter de cet événement de promotion des filières qualifiantes et des métiers techniques pour initier un échange entre les acteurs-clés de l’orientation sur le thème de l’éducation orientante, en lien avec les ambitions du Pacte pour un Enseignement d’Excellence. L’objectif est d’identifier les bonnes pratiques existantes et, de relever les questions légitimes que se posent les acteurs de terrain.

16h30 : Accueil par Monsieur Eric Robert, Président de WorldSkills Belgium

16h35 : Exposé introductif de Michel Guisembert, Président de WorldSkills France : « WorldSkills France, un outil pour choisir sa vie.»

16h50 : Table ronde animée par Olivier Remels, Secrétaire Général de la Fondation pour l’Enseignement :

  • Damien Canzittu, Assistant de recherche à l’Université de Mons
  • Laurence Lievens, Directrice de Step2You
  • Olivier Marchal, Directeur de la Cité des Métiers de Charleroi
  • Sophie De Kuyssche, Secrétaire Générale de la Fédération des CPMS de l’Enseignement Catholique
  • Valérie Baesch, Inspectrice Coordinatrice à la Province de Liège
  • Jean De Lame, Directeur du département Emploi-Formation à l’Union Wallonne des Entreprises

17h15 : Séance interactive de questions-réponses du public

17h40 : Conclusions par Michel Guisembert : «Un regard extérieur sur l’éducation orientante en FWB»

Merci de bien vouloir confirmer votre participation avant le 16 mars en cliquant sur ce lien.

Bonne et heureuse année 2020 : pour concrétiser ensemble le plan 2020-22

A tous, meilleurs vœux et bonne collaboration en 2020.

2020 permettra de concrétiser ensemble plusieurs ambitions majeures en renforçant les liens entre l’école et l’emploi dans le plan d’actions 2020-22 de la Fondation!

La réforme de notre enseignement francophone avance ! 2019 a ainsi vu le lancement des premiers Plans de Pilotage (près de 350.000 personnes de 1.600 écoles impliquées dans le dispositif), véritables plans stratégiques mis en place dans chaque établissement pour les 6 prochaines années, qui mobilisent de façon participative autour d’objectifs d’amélioration tangibles chaque acteur de l’école, depuis l’élève jusqu’àu pouvoir organisateur, en passant par les directions et les enseignants.

Le plan d’actions 2020-22 de la Fondation s’articule autour de trois priorités stratégiques, qui trouvent des points d’ancrage forts dans la réforme en cours (Pacte pour un Enseignement d’Excellence) et les récentes déclarations de politiques générales:

  1. Soutenir l’orientation positive via les compétences liées aux métiers (accent sur les STEM*), notamment apprendre à apprendre, s’entreprendre, le numérique, avec une attention sur les transitions (e.a. vers l’emploi et l’enseignement supérieur);
  2. Les conditions de réussite d’un enseignement en alternance (au sens large) écoles-entreprises ;
  3. Soutenir les reconversions professionnelles réussies grâce à une mobilité des personnes entre entreprises et enseignement.

Pour ces trois chantiers qui seront initiés dès 2020, des approches concertées viseront à proposer des recommandations et à identifier des bonnes pratiques (via des projets concrets), qui seront ensuite disponibles pour les acteurs. On veillera à une bonne appropriation des projets-pilotes (voir article ci-après) soutenus par la fondation, liés à ces priorités. Cette nouvelle législature verra aussi se poursuivre les réformes en cours de notre enseignement obligatoire, et notamment de l’enseignement qualifiant (technique et professionnel), selon la feuille de route du Pacte pour un Enseignement d’Excellence. Les nouveaux gouvernements ont également mis sur la table le chantier de l’alternance école-entreprise. Par ailleurs, la réforme de la formation initiale des enseignants doit permettre sa mise en phase avec les attendus concernant les élèves. La Fondation pour l’Enseignement sera disponible pour accompagner ces chantiers menés par les autorités.

A lire aussi l’interview donnée à La Libre Belgique (25.01.2020).

En 2020, plusieurs secteurs professionnels, entreprises et acteurs philanthropiques ont décidé de soutenir notre action et rejoignent les travaux du Comité stratégique de la Fondation pour les trois années à venir.

En ce début 2020, Monsieur Eric Dujacquier rejoint la Fondation comme bénévole, fort d’une expérience de 25 ans dans la formation des jeunes aux métiers de la Construction, pour accompagner la Fondation dans plusieurs chantiers.

Cette première édition de notre « bulletin de liaison » 2020 est l’occasion de vous informer en quelques minutes sur les principaux projets en cours et leurs liens au plan stratégique 2020-22.

A tous bonne lecture, et belle année à nos côtés !

Olivier Remels
Administrateur délégué
Jenifer Clavareau
Responsable Projets et Partenariats
Thierry Castagne
Président

Soutenir la dynamique école-entreprise avec les Bassins de vie

La Fondation pour l’Enseignement soutient des projets-pilotes école-entreprise: des partenariats au départ des défis locaux.

Acteurs de premier plan sur cette thématique, les Chambres Enseignement des Bassins Enseignement-Formation-Emploi ont en effet les partenariats enseignement – entreprises dans leurs missions. Les actions ont jusqu’à présent principalement été menées dans l’optique de poser des diagnostics de la situation locale en matière de corrélation entre offre d’enseignement et offre d’emploi/stage/alternance dans une zone géographique donnée. Ce travail, qui sera prochainement soutenu par l’Observatoire du Qualifiant, des Métiers et des Technologies, doit pouvoir être utilisé concrètement au bénéfice des élèves. C’est cela que la Fondation pour l’Enseignement a choisi de favoriser, en ouvrant la voie à de bonnes pratiques écoles-entreprises, à partir de défis exprimés par les entreprises et les acteurs scolaires locaux.

En identifiant les entreprises et écoles volontaires, en collaboration avec des partenaires ciblés (par exemple Agoria, Catch et la Cité des Métiers à Charleroi, IDELUX en Province de Luxembourg, Basse-Meuse développement et la Cité des Métiers à Liège), la Fondation joue tantôt le rôle de facilitateur, tantôt de conseiller et de relai. Des contacts positifs sont établis dans chaque Bassin, et plusieurs projets sont actuellement en cours ou en gestation, entre autres avec la collaboration des fédérations sectorielles : notamment, une action relative à l’image des métiers techniques (campagne menée au travers du regard posé par des jeunes sur les métiers industriels, amplifiée via les réseaux sociaux) à Charleroi ; un soutien à l’ouverture des options correspondantes aux pénuries locales (projet « Ganesh » auquel la FPE contribue) en Province de Luxembourg ainsi que de futures actions de sensibilisation aux métiers techniques et « STEM » (à l’horizon mai-juin 2020, en construction) à Liège. En Brabant wallon, le projet du Bassin relatif à l’orientation en collaboration avec l’asbl Synfora retient également l’attention de la Fondation. Ce projet vise notamment la déconstruction de l’image négative du qualifiant et des métiers techniques, préambule nécessaire à l’orientation positive, entre autres vers des filières métiers. Début 2020, le Bassin de Bruxelles identifiera avec nous les actions écoles-entreprises prioritaires à initier à partir de ses spécificités.

Ces collaborations sont l’opportunité d’un ancrage local pour les actions relatives à la nécessaire dynamisation des STEM en Wallonie et à Bruxelles, souhaitée tant par les décideurs publics que par les entreprises. Elles permettent d’identifier des priorités telles qu’une orientation de qualité portée par l’information métiers vers les STEM et la lutte contre les stéréotypes métiers négatifs, qui sont un frein à l’orientation vers de nombreux métiers d’avenir, ou encore le renforcement des collaborations de qualité autour de l’alternance et des stages. A suivre !

 

2ème édition du salon SETT : les nouvelles technologies au service de l’Education

Nous relayons une invitation à la 2e édition de SETT, les 6 et 7 février à Namur Expo (Avenue Sergent Vrithoff, 2, 5000 Namur). Découvrez ici le programme de SETT et Inscrivez-vous (inscription gratuite, mais obligatoire : code BAAL000001AAP).

SETT: 100 CONFÉRENCES ET ATELIERS POUR TOUS LES NIVEAUX ET TYPES D’ENSEIGNEMENT

3 grandes thématiques de SETT:

Projets-pilotes : encourager l'appropriation par les acteurs

Evaluation et articulation des projets-pilotes dans le système éducatif sont à l’ordre du jour en 2020.

Entr’Apprendre, une expérience inspirante pour la formation continuée des enseignants

Story-Me, au cœur des enjeux de l’orientation positive et des transitions

Rentrées numériques pour l’Education (avec Educ-IT), au cœur de la stratégie numérique pour l’Education


Entr’Apprendre, une expérience inspirante pour la formation continuée des enseignants

   

Le projet Entr’Apprendre est déployé depuis 2014 dans l’enseignement secondaire qualifiant en collaboration avec l’IFC (Institut de la Formation en Cours de Carrière) et les organismes de formation continue des fédérations de pouvoirs organisateurs (FCC et CECAFOC), avec le soutien du Fonds Social Européen (via le CCGPE), et le concours d’une trentaine d’entreprises partenaires, à Bruxelles et en Wallonie. Pour rappel, ce projet propose aux enseignants une immersion en entreprises de 2 jours (après préparation distance et avant débriefing et contextualisation vers la classe). Aux 5 secteurs historiquement engagés dans la formation continue des enseignants en entreprise (Chimie, Construction, Industrie, Economie, Alimentation), s’ajoute en 2019/20 celui de l’Agronomie, grâce à l’investissement de la Société Royale Forestière. Cette immersion dans près de 30 métiers différents, dont une majorité répertoriés en demande ou en pénurie sur le marché du travail, est plus que jamais saluée par les acteurs de l’école. Ce dispositif contribue en effet à (re)connecter les écoles avec ceux-ci. Pour les enseignants du qualifiant, L’opportunité de mettre à jour ses connaissances d’un métier ou d’un secteur, de manière directe grâce à une immersion en entreprises, permet de rattraper l’évolution très rapide de certains métiers, pour lesquels les formations classiques ne peuvent pas toujours arriver à temps… Les retombées complémentaires d’Entr’Apprendre ont permis d’initier des collaborations positives relatives aux stages, à l’alternance, ou au partage de matériel pour les ateliers, qui offrent aux élèves des opportunités supplémentaires de bénéficier d’une formation de qualité.

A l’aube de la réforme de la formation continuée des enseignants, prévue pour cette législature – pour rappel, les acteurs du Pacte se sont exprimés en faveur d’une formation en entreprise pour les enseignants du qualifiant tous les 3 à 5 ans (cf. Avis numéro 3, 2017)-, Entr’apprendre devrait trouver une place de choix dans les formations mobilisables par les enseignants des écoles techniques et professionnelles, notamment dans le cadre des plans de formation* continue. Une réflexion peut aussi être initiée pour tirer les enseignements de l’expérience acquise avec Entr’Apprendre au bénéfice des enseignants du premier degré du Secondaire, qui auront une responsabilité accrue en matière de soutien à l’orientation de leurs élèves.

*Pour rappel, chaque école est appelée à réaliser un tel plan de formation en fonction de ses défis propres, tels qu’identifiés dans le cadre de son plan de pilotage.

Enfin, à l’heure de boucler ces lignes des places en entreprises restent disponibles (consultez-les ici), notamment en février et mars 2020. Le catalogue et les fiches entreprises sont consultables sur www.entrapprendre.be

*Pour rappel, chaque école est appelée à réaliser un tel plan de formation en fonction de ses défis propres, tels qu’identifiés dans le cadre de son plan de pilotage.

 

STORY-ME, au cœur des enjeux de l’orientation et des transitions réussies

Depuis 2017, STORY-ME propose un parcours entrepreneurial aux élèves (autour de 3 axes : estime & confiance en soi, découverte des métiers et mise en projet), et des formations destinées aux enseignants, dans dix écoles bruxelloises techniques et professionnelles (plein exercice et CEFA). Fruit d’un partenariat unique entre 8 acteurs philanthropiques (dont la Fondation pour l’Enseignement) et 11 associations actives dans l’Education*, STORY-ME aura permis de toucher plus de 3000 élèves au terme de sa phase pilote, en juin 2020. Pendant 4 ans, entre la 3ème et la 6ème année du Secondaire, élèves et enseignants auront pu bénéficier d’un soutien actif pour les aider à développer des compétences–clés liées à l’esprit d’entreprendre, sous la forme de formations et d’animations articulées dans un parcours. Ce projet vise à aider chaque élève à se construire un avenir professionnel et ainsi, à lutter contre le chômage des jeunes à l’issue du parcours scolaire. En mars dernier, SM le Roi Philippe a salué publiquement ce projet lors d’une visité dans l’une des écoles partenaires. Plus d’informations à ce sujet ici.

Ce projet-pilote explore des pratiques novatrices en matière d’orientation positive, et constitue un « laboratoire vivant » pour intégrer à l’avenir des approches novatrices au cœur du système éducatif. Les compétences visées (apprendre à apprendre et s’entreprendre) seront en effet progressivement intégrées dans les attendus finaux de l’enseignement obligatoire (ces compétences intègrent notamment le futur tronc commun polytechnique et pluridisciplinaire et un accent sera mis sur les activités orientantes). Ce projet permet aussi à beaucoup d’élèves de restaurer une image de soi positive et de donner davantage de sens aux apprentissages dans l’enseignement qualifiant. Enfin, cette approche cohérente intègre la découverte des métiers et notamment des STEM dans un contexte large.

Story-Me fait l’objet d’une évaluation détaillée en 2019/20, impliquant toutes les parties prenantes et les autorités publiques, afin d’en retirer un maximum d’enseignements d’une part, et d’estimer la pertinence d’un projet 2.0 d'autre part.

Plus d’informations sur le site Internet STORY-ME : www.story-me.be

*Les fondations Bernheim, Baillet-Latour, Degroof-Petercam, BNP Paribas Fortis, Fondation pour l’Enseignement, Be Face et une autre fondation familiale. Les associations partenaires: Step to You, Groupe One, 100 000 Entrepreneurs, World Skills, Missaly, Odyssée, Arktos, Young Thinkers, Vlajo, Les Jeunes Entreprises et Youthstart.

 

Rentrées numériques pour l’Education (Educ-IT)

Depuis janvier 2019, la Fondation pour l’Enseignement (FPE) accompagne les « rentrées numériques pour l’éducation » (proposées en 4, 5, 6ème Secondaire), initiées par l’asbl Educ-IT, reconnaissant à ce projet-pilote des qualités pour concrétiser plusieurs ambitions de la Stratégie Numérique pour l’Education du Pacte pour un Enseignement d’Excellence. Sa phase pilote en cours doit permettre d’évaluer la pertinence d’une mise à l’échelle dans les années à venir, aux côtés d’autres approches selon les besoins et les choix faits par les écoles pour relever leurs défis pédagogiques.

La Fondation pour l’Enseignement a en effet constaté que ce projet-pilote est un projet inclusif permettant d’adresser de manière cohérente et concertée les aspects-clés liés à :

  • un équipement et des technologies suffisamment unifiés et maîtrisables dans le cadre d’une école ; en l’espèce chaque enseignant et chaque élève est équipé d’un « chrome Book » (portable) ;
  • la formation des technopédagogues des fédérations de pouvoirs organisateurs ;
  • la formation et l’accompagnement des enseignants et référents numériques des écoles ;
  • l’animation et les pratiques collaboratives entre membres de l’équipe éducative, et entre enseignants et élèves, notamment par la co-construction et l’échange de documents en ligne ;
  • la volonté d’un co-pilotage associant les acteurs pour leur valeur ajoutée (fédérations de PO, Agence du Numérique et régions, Fédération Wallonie-Bruxelles, FPE et philanthropes).

La mobilisation du projet-pilote dans le cadre des plans de pilotage, identifié comme un levier par les écoles dans ses défis-propres, est un aspect qui renforce la pertinence d’un tel projet.

La Fondation pour l’Enseignement a par ailleurs défini toute une série de balises, entre autres quant au libre choix par les écoles des marques et fournisseurs d’équipements en respect des règles d’achat public ; l’adhésion en pleine connaissance de cause des conditions (y-compris le modèle de co-financement proposé) du projet par l’école et les parents; la compatibilité du matériel et du projet avec l’utilisation post-secondaire et l’accès possible aux logiciels libres ; la participation équilibrée d’écoles en provenance de différents réseaux et types d’enseignement, …

La Fondation accompagne ce projet-pilote, aux côtés des fédérations de PO, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et d’acteurs philanthropiques (dont la Fondation Roi Baudouin), en aidant à rassembler les conditions de sa réalisation, dans la perspective d’une première évaluation du projet-pilote en juin 2020. Une seconde cohorte d’écoles rejoindra le projet début 2020, afin de permettre au comité de pilotage du projet d’en faire une évaluation sur base d’un nombre assez représentatif d’écoles fin 2020.

Eric Dujacquier renforce la Fondation pour l’Enseignement comme bénévole

Fort d’une expérience de 25 ans, il met son expertise en matière d’orientation, de formation et d’insertion des jeunes au service de la relation écoles-entreprises.

Eric DUJACQUIER, récemment pensionné après 25 ans passés chez Constructiv – le fonds sectoriel de la Construction – en tant que Directeur Wallonie a proposé ses services à la Fondation et ce, dans le cadre d’un bénévolat.

Son expertise en matière d’orientation, de formation et d’insertion, de même que ses nombreux contacts avec l'enseignement sont en parfaite adéquation avec les missions de la Fondation; c’est dans cette optique qu’il agira en appui de notre équipe.

« Je pense que le manque de main d’œuvre qualifiée ainsi que la mauvaise image des métiers manuels et techniques sont des défis auxquels tous les secteurs sont confrontés et pour lesquels des solutions transversales doivent être mises en œuvre sans tarder. »