Pourquoi ?

Une direction de qualité, disposant des compétences et aptitudes requises (techniques et humaines), en situation de se consacrer principalement à l’accompagnement et au soutien pédagogique des enseignants, contribue de manière très significative aux résultats positifs atteints pas les élèves.

Dans les systèmes d’enseignement qui ont réussi à progresser, le leadership des directions d’écoles est ciblé sur trois missions :

  • Améliorer les pratiques pédagogiques des enseignants: tutorat pour les nouveaux, observations en classe pour analyse des forces et faiblesses de chacun, mentorat et formations ciblés, planification et coordination des matières, suivi des résultats des élèves
  • Animer le changement: articulation d’un projet pour l’école, culture de partage d’expériences entre collègues, exemplarité en termes de pratiques et comportements, établissement de collaborations avec les parents et les autres acteurs de la communauté scolaire
  • Maintenir un environnement de travail de qualité pour les élèves et pour les enseignants.

Diriger une école revient à diriger une entreprise, avec toutes les contraintes et les implications en matière de gestion des ressources, humaines d’abord, matérielles ensuite. Pour accomplir ces tâches, les directions d’écoles sont insuffisamment équipées et leur formation continuée ne suffit pas.

Pourtant, les directions d’écoles sont confrontées à de nombreux défis dont la complexité de la gestion quotidienne, nécessitant d’accéder à de nombreuses compétences. Or, sollicitées de toute part, les directions d’écoles sont en fait débordées par les charges administratives.

Il est donc essentiel pour cela de dégager au maximum les directeurs de leurs tâches administratives quotidiennes, afin de recentrer leur métier sur l’essentiel : l’encadrement et le soutien pédagogique des enseignants.

En conséquence du déficit de support alloué aux directions d’écoles, les candidats se font de plus en plus rares et les pouvoirs organisateurs/écoles peinent à motiver des enseignants à relever ce défi.

Par ailleurs, certains échelons intermédiaires, tels que les pouvoirs organisateurs ou encore les conseils de participation sont constitués de bonnes volontés rassemblées pour leur motivation et leurs compétences, mais qui sont aussi souvent peu au fait des bonnes pratiques et des procédures de bonne gouvernance, ou ne disposent pas des compétences nécessaires à la bonne gestion, au même titre que dans une entreprise.