Teach For Belgium : viser la réussite de chacun, c’est possible

Contribuer à réduire les inégalités scolaires grâce à l’aide de jeunes diplômés formés à cette fin… Une démarche qui cadre avec plusieurs des messages portés par la Fondation pour l’Enseignement. Régulièrement, la Fondation s’intéresse aux projets de terrain qui sont en ligne avec ses propres objectifs.

L’asbl Teach For Belgium vise à réduire les inégalités scolaires en Belgique, de sorte que la réussite d’un élève ne dépende plus de son origine socio-économique. Actuellement, les élèves les plus défavorisés accusent un retard équivalant à trois années d’étude par rapport aux élèves plus nantis. Un gouffre qui limite fortement leurs choix d’avenir par la suite. Il est donc urgent d’y remédier !

Teach For Belgium recrute de jeunes diplômés de master désireux d’enseigner dans les écoles des quartiers défavorisés. L’asbl leur offre ensuite une formation spécialisée (complémentaire avec les formations reconnues, telle l’agrégation) étalée sur leurs deux premières années d’enseignement. Ces enseignants souhaitent ainsi apporter de nouvelles perspectives d’avenir à leurs élèves. 

Pour la première année d’existence de l’asbl, 23 jeunes ont achevé avec succès en août la partie centrale de la formation, composée de deux semaines d’approche théorique et de trois semaines de stage, pendant lesquelles 200 élèves bruxellois du secondaire sont venus suivre des cours de renforcement en mathématiques, sciences et néerlandais, et participer à des activités ludiques. Ils ont maintenant intégré les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sous le regard de tuteurs qui les suivront pendant deux ans. 

« Teach for Belgium » (TFB), une initiative qui est également présente dans de nombreux autres pays, donne corps à toute une série de messages portés par les partenaires réunis au sein de la Fondation pour l’enseignement dans son Mémorandum, publié en mai 2014. Ainsi faut-il viser la réussite de tous les élèves par des stratégies de remédiation idoines (dont bénéficient ici les élèves pendant les formations données cet été), mais pas seulement. En mettant à l’œuvre de jeunes diplômés bien formés, TFB participe à restaurer une bonne image de la profession – injustement souvent déconsidérée dans notre société – en introduisant l’excellence là où les difficultés sont les plus importantes.

Cela nous rappelle que le métier d’enseignant est un métier exigeant, nécessitant de rassembler quantité de qualités, de compétences et une motivation à toute épreuve chez une seule personne… Un fameux défi. D’où la nécessité de niveaux d’exigence et de formations élevés pour accéder à la profession, mais aussi un encadrement et un suivi de qualité, notamment par leurs aînés, de formations continues, et d’échanges réguliers d’expériences, entre enseignants d’abord, entre classes ensuite, et avec tous les acteurs qui gravitent autour de l’école. 

De  son côté, la Fondation pour l’Enseignement proposera d’ailleurs dans les mois à venir à des enseignants/chefs d’ateliers d’écoles techniques et professionnelles des possibilités concrètes d’interaction avec le monde socio-économique (entre autres via des stages en entreprises), pour décloisonner écoles et entreprises, et favoriser un développement personnel et un apprentissage continu, en phase avec les réalités socio-économiques.