Toekomstatelier de l’Avenir : à la découverte de (ses) talents !

Donner le « goût d’entreprendre et d’apprendre » aux enfants issus de mileux défavorisés, en les mettant en contact avec des professionnels des métiers, … voici une démarche inspirante pour l’école, qui ne remet nullement en question ses missions, mais les renforcent au contraire. La Fondation pour l’Enseignement met en évidence cette initiative remarquable de ToekomstATELIERdelAvenir (TADA), qui rencontre plusieurs de ses priorités, dont décloisonner l’école et le monde socio-économique et culturel, en favorisant les échanges et l’expérimentation… Ou comment donner le goût d’apprendre par la pratique.

‘Parce que c’est bon pour plus tard.’ C’est avec ce conseil qu’on met les enfants face à leurs devoirs. Mais pour un enfant de dix ans, ce ‘plus tard’ est bien loin. Et que signifie exactement ce ‘plus tard’? Les possibilités semblent infinies. Ou peuvent parfois être justement très limitées. 

Chaque samedi de l’année scolaire, 150 enfants âgés de 10 à 14 ans issus des quartiers socio-économiquement défavorisés de Saint-Josse-ten-Noode se bousculent pour se retrouver dans les locaux d’une école du quartier, Sint-Joos-aan-Zee. Une école du samedi sans professeur et sans directeur d’école. Les bancs, les chaises, les tableaux, les classes…tout laisse penser que les enfants vont avoir des cours traditionnels. Sauf que les éléments ne sont pas à leur place habituelle, les outils ont été placés de sorte que le samedi cette école traditionnelle laisse place à des ateliers pratiques, inspirants, stimulants, qui ouvrent la porte à l’entreprenariat, à la créativité et à l’esprit critique.

Les enfants y viennent certes pour apprendre mais pas des matières comme on les connaît. Ils y viennent pour découvrir différents métiers et surtout pour se découvrir.

Comment ?

Tout au long d’un programme de 3 ans, les enfants goûtent, via des leçons interactives, aux métiers et domaines qui composent le monde du travail. Les enfants sont mis en contact avec des personnes inspirantes de différents secteurs professionnels afin de stimuler leur curiosité, leur permettre d’identifier leurs propres talents, de développer des compétences transversales comme la créativité, la discipline et le sens de l’initiative, d’élargir leur horizon et de découvrir de nouvelles perspectives d’avenir. Un espace bienveillant où toutes les questions sont à prendre au sérieux. Un endroit qui leur permet de s’épanouir en tant qu’individus dans l’objectif qu’ils puissent à leur tour, malgré leur vulnérabilité sociale d’aujourd’hui, mener leur vie avec connaissance de soi, confiance en soi et résilience.

Dans cette école de la société, les leçons ne sont pas données par des professeurs mais par des professionnels passionnés par leur métier et bénévoles, qu’ils soient chefs d’entreprise, ingénieurs, chefs de cuisine ou  journalistes. Des guides, des sages, des modèles dont parfois ces enfants manquent. Au travers des cours pratiques comme « droit », « journalisme » ou encore « horeca », les enfants s’émerveillent, s’intéressent, s’identifient et s’ouvrent à ce qu’implique concrètement le ‘plus tard’.

Ces enfants profitent de cela grâce à l’association ToekomstATELIERdelAvenir (TADA). Une association 100% bilingue, lancée à Bruxelles en 2012 à la suite d’une rencontre entre Sofie Foets et Heleen Terwijn, fondatrice des 10 écoles IMC Weekendschool aux Pays-Bas.

Grâce aux soutiens financiers, matériels ou encore humains principalement du secteur privé, entre autre de CVC Capital Partners,  150 enfants bénéficient aujourd’hui de cette expérience unique chaque samedi au sein de l’antenne de Saint-Josse-ten-Noode. TADA : « Il y a un besoin réel pour ce type d’initiatives dans les quartiers défavorisés de Bruxelles : les parents et les écoles n’ont pas le temps et les moyens d’aborder notre société et les métiers qui la composent en profondeur ».

TADA ne compte pas s’arrêter là et compte bien sur le soutien d’autres entreprises pour offrir cet enseignement innovant à au moins 1000 jeunes bruxellois le plus vite possible.

Afin de pouvoir atteindre ses ambitions et sa croissance, TADA est actuellement activement à la recherche de nouveaux partenaires financiers pour lancer une nouvelle antenne à Anderlecht dès septembre 2015.

Olivier Remels, Secrétaire général de la Fondation pour l’Enseignement: « L’accrochage scolaire repose pour une bonne part sur la motivation des élèves…. La motivation naît aussi de l’identification de l’intérêt pratique des choses. De là vient le goût d’apprendre. L’expérimentation des métiers et l’esprit d’entreprendre sont des priorités clairement identifiées par la Fondation pour l’Enseignement. L’initiative TADA, qui gravite autour de l’école, est inspirante notamment pour décloisonner l’école, pour nourrir davantage les élèves avec les réalités qui les entourent. L’école a tout à gagner à collaborer avec des initiatives de ce type qui ouvrent la voies à des réflexions sur des dispositifs structurels».

Contacts et informations : Sofie Foets – Fondatrice, sofie@toekomstatelierdelavenir.com