Mémorandum de la Fondation pour l’Enseignement et Déclaration de Politique Communautaire

En mai dernier, la Fondation pour l’Enseignement remettait aux autorités son mémorandum intitulé : « Réussir, en travaillant tous ensemble sur le terrain – Réflexions et propositions pour améliorer l’équité et la qualité de l’enseignement obligatoire en Fédération Wallonie-Bruxelles ». Un message apparemment bien passé dans la Déclaration de Politique Générale du nouveau Gouvernement.

Pour la toute première fois, une large coalition[1] rassemblant les cinq organismes de représentation et de coordination des Pouvoirs organisateurs de l’enseignement subventionné, de l’enseignement organisé par la FWB et les Fédérations d’entreprises bruxelloise (BECI) et wallonne (UWE) formulaient d’une seule voix des propositions communes, concrètes et cohérentes, sur les grandes priorités en matière d’enseignement obligatoire en FWB. 

Les priorités ont été largement commentées ces derniers mois : l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles peine à atteindre le niveau escompté de qualité et à répondre aux attentes en matière d’équité, ainsi qu’à répondre aux défis de la croissance démographique (notamment à Bruxelles). Plusieurs indicateurs en attestent : les scores PISA, une désaffection pour les matières scientifiques et certaines filières qualifiantes, le niveau insuffisant d’une partie des élèves à la certification, les taux de redoublement et de décrochage scolaire, etc.

Les propositions reprises dans le mémorandum de la Fondation pour l’Enseignement visent à améliorer cette situation, en renfort des initiatives existantes. Pour cela, les propositions de la Fondation s’appuient sur les forces vives de l’enseignement et de l’entreprise pour travailler tous ensemble à la réalisation d’objectifs communs, en appliquant les bonnes pratiques directement au sein des différents réseaux, dans chaque établissement scolaire. L’école n’est pas un bloc monolithique et nécessite de mettre en œuvre des stratégies différenciées, adaptées aux différentes réalités rencontrées sur le terrain. Le renforcement mutuel entre tous les acteurs – dans les écoles, entre les écoles, entre écoles et entreprises – au travers d’échanges de compétences et d’expériences, est au cœur de ces propositions communes.

Ces bonnes pratiques ont d’ailleurs déjà fait leurs preuves dans de nombreux établissements en Fédération Wallonie-Bruxelles et dans les systèmes d’enseignement à l’étranger qui ont réussi à progresser de manière significative ces dernières années. Les pistes reprises dans ce Mémorandum partent notamment d’une étude détaillée réalisée par le consultant Mc Kinsey, et sont le fruit du travail commun des responsables des réseaux d’enseignement et des fédérations d’entreprises en Fédération Wallonie Bruxelles.

Ces « leviers du changement » ont déjà été largement diffusés ces dernières années auprès de plusieurs milliers d’enseignants, de directions et autres protagonistes du système scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Aussi, la Fondation encourage à travailler rapidement à leur concrétisation et/ou leur amplification sur le terrain, en prolongement des initiatives positives ayant déjà été prises en ce sens, dès le début de la prochaine législature. 

La Fondation pour l’Enseignement constate de nombreuses convergences avec les orientations avancées dans la Déclaration de Politique Communautaire, telles que présentées en mois de juillet 2014. Aussi, les représentants de la Fondation pour l’Enseignement ont fait connaître leur disponibilité pour expliciter plus avant ces propositions, qui sont une base de réflexion et de travail pour les années à venir, et examiner comment elle peut renforcer l’action commune.

Pour consulter le mémorandum de la FPE, cliquez ici


[1] Cette coalition représente pas moins de 130.000 personnes qui encadrent près de 900.000 élèves et des dizaines de milliers d’entreprises qui occupent plusieurs centaines de milliers de travailleurs.