Le Tronc commun polytechnique: saisir l’opportunité d’adresser les compétences-clés du 21ème Siècle

Le Pacte pour un Enseignement d’Excellence prévoit un « Un tronc commun polytechnique & pluridisciplinaire à l’école », dont les contenus seront précisés ces prochains mois. Ce tronc commun doit améliorer qualité et équité de notre école. Une attention soutenue doit y être donnée aux Sciences, Technologies, Engineering & Mathematics (STEM), qui sont indispensables dans la société du 21ième siècle. Un sondage réalisé en février 2018 avec le BECi et L’UWE met en évidence des perceptions, attentes et engagements des entreprises, qui rejoignent pour une grande partie des orientations du Pacte pour un Enseignement d’Excellence. Il faut poursuivre et achever la réforme en cours sans relâcher les efforts !

Ce 22 février, les partenaires écoles-entreprises se retrouvent autour du thème : « tronc commun polytechnique et pluridisciplinaire : what’s in a name ? ». Comment faire en sorte que ce futur tronc commun contribue réellement à l’équité et la qualité de notre école ? Comment relever les défis du 21ième Siècle liés aux savoirs et compétences en Sciences, Technologies, Engineering et Mathematics (STEM), permettant entre autres de réussir le virage numérique ?

Placer les STEM au cœur du Tronc commun Polytechnique

Ce symposium souligne l’importance de certaines compétences-clés, spécialement en Sciences, Technologies, Engineering et Mathématiques (STEM), qui sont indispensables aux élèves pour jouer un rôle comme acteurs socio-économiques. D’une part, la numérisation de notre société est une tendance qui s’accentue chaque année et, d’autre part, les métiers intègrent toujours davantage une forte dimension technologique. Le nombre d’emplois infra-qualifiés[1] baisse également, ce qui renforce la nécessité d’ancrer les savoirs de base, dont les STEM, chez tous les élèves.

Les scores des élèves relevés lors de la dernière étude internationale PISA[2]  -e.a. en Sciences- sont faibles et le nombre de jeunes qui optent pour une option scientifique en Fédération Wallonie-Bruxelles baisse. Paradoxalement, ces mêmes jeunes expriment une attitude et un intérêt positifs envers les Sciences. La Fédération Wallonie-Bruxelles fait partie des systèmes éducatifs qui utilisent le moins les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). On y relève en effet une moindre utilisation du numérique pour le travail scolaire, tant à l’école qu’à la maison, malgré des indices d’efficacité et d’autonomie face au travail identifiés comme élevés.

Entreprises et écoles : même combat  concernant le tronc commun polytechnique !

Un sondage[3] a été réalisé auprès des entreprises par la Fondation pour l’Enseignement en collaboration avec l’UWE et le BECI. Ce premier coup de sonde révèle une série de tendances qui méritent d’être explorées plus avant. Les entreprises expriment clairement leurs perceptions et leurs attentes, en faveur du renforcement des acquis de base (savoir-être, compétences transversales et savoirs de base : langue maternelle, sciences et mathématiques). Les entreprises souhaitent notamment que ce tronc commun permette de développer l’esprit d’entreprendre, l’éveil aux technologies et les liens vers des applications concrètes. Enfin, les entreprises sont disponibles pour jouer un rôle plus actif en matière d’information aux côtés des écoles. Les résultats de ce sondage seront commentés lors du symposium par Olivier de Wasseige, Administrateur délégué de l’UWE.

Poursuivre et achever la réforme entamée sans faiblir !

La Fondation pour l’Enseignement appelle à mener jusqu’au bout la réforme de l’école francophone, dans le respect des équilibres trouvés entre les acteurs. Jamais dans l’Histoire, une réforme globale n’aura été autant portée par les acteurs eux-mêmes, ce qui est le meilleur garant d’une approche cohérente, pour une amélioration sensible et durable.

Il faut finaliser et concrétiser les engagements qui ont été pris, dans le respect des délais convenus, même si ceux-ci dépassent le cadre de la législature en cours. Luc Willame, Président: « Cette réforme est attendue par tous. Nous saluons le courage des acteurs de l’enseignement qui y travaillent d’arrache-pied depuis plus de deux ans, notamment avec l’appui des acteurs socio-économiques, et qui se sont engagés sur la réalisation d’objectifs s’inscrivant dans la durée. Le tronc commun repensé en profondeur et la réforme de la gouvernance scolaire en sont les piliers ».

Téléchargez ici l’article paru dans l’Echo ce jeudi 22.02.2018

Accédez aux présentations:

Les enjeux du tronc commun polytechnique du point de vue des entreprises
M. O. de Wasseige, Administrateur délégué de l’Union Wallonne des Entreprises (UWE)
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Que signifie un « tronc commun polytechnique » dans d’autres pays ? Retour croisé d’expériences
Mme Lise Galuga, Formatrice en Technopédagogie et Conseillère pédagogique au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) - Ontario (Canada)
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L’éducation aux STEM en Europe – Réalités et perspectives
M. Marc Durando, Executive Director European Schoolnet, le réseau européen des ministères de l’Education & STEM Alliance, inGenious education & industry
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Le futur « tronc commun » - Pacte pour un Enseignement d’Excellence
Mme M.-M. Schyns, Ministre de l’Education en Fédération Wallonie-Bruxelles
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[1] Etude Cedefop : 2015-2025 : malgré +400K emplois, – 215K emplois peu qualifiés (de 18 à 12%).

[2] Lafontaine, D., Crépin, F., & Quittre, V. (2017). Les compétences des jeunes de 15 ans en sciences, en mathématiques et en lecture. Résultats de l’enquête PISA 2015 (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves de l’OCDE) en Fédération Wallonie-Bruxelles. Les cahiers des sciences de l’éducation, 37. Liège : aSPe- ULiège.

[3] Questionnaire on-line – février 2018 - nombre de répondants (n=57).